15 ans après, le prisme vert s’expose

Si vous n’avez rien de prévu dans la journée, ou que vous avez envie de vous replonger quelques années en arrière, l’exposition « The Sims » est pour vous !

Les Sims tout le monde s’en souvient ! C’est le célèbre jeu qui permettait de jouer à la vie. Oui, oui ! Se construire une maison, acheter des meubles, avoir un chien, un emploi et même tomber amoureux… Mais c’est aussi le jeu qui touche le public le plus large. Pas besoin d’être un pro de la manette, ou des « Internets », pour jouer aux Sims. Tout le monde y trouve son compte finalement, les enfants, les adultes, les femmes, les hommes…

L’exposition « The Sims » s’est ouverte hier à l’Espace Oppidum, et se termine aujourd’hui. EA Games a permis à quinze artistes d’offrir leur vision du jeu au célèbre prisme vert. On retrouve ici plusieurs sérigraphies, sculptures ou encore illustrations. L’artiste GastronoGeek a même préparé un gâteau en forme de prisme. Les artistes ont travaillé, avant tout, la forme du prisme. Les œuvres sont très colorées, punchy, et rappellent complètement le monde délirant du jeu. On ressent aussi l’univers d’Andy Warhol, notamment avec les œuvres de Grégoire Guillemin.
L’œuvre qui reflète le mieux le monde du jeu, est pour moi celle de l’artiste Ian Wilding. On y voit un homme en premier plan, très sombre, on ne distingue pas ou très peu son visage. En arrière plan, on perçoit une ville aux grands immeubles, et au dessus du crâne de l’homme, trône en majesté, le fameux prisme. Il illumine à la fois cet homme, mais également la ville. C’est exactement le reflet du message que souhaite délivrer ce jeu. Les Sims offrent la possibilité de se créer une « nouvelle vie », une vie dans laquelle on réussit forcément tout, on peut devenir qui on veut, où on veut. C’est cette espèce de fausse utopie qui est mise en lumière ici. Le jeu illumine en quelque sorte la vie des joueurs. Même si, bien évidemment, tout n’est qu’illusion.

Les organisateurs de l’événement, GeekArt.net et French Paper Art Club souhaitent avant tout asseoir le phénomène Sims et faire reconnaître ce jeu, comme étant un acteur majeur de la pop culture, mais également comme un art.
Le débat est fort envisageable quand il s’agit de classer un jeu vidéo au rang d’art, mais les œuvres sont assez sympa, et ça vaut le détour ; ne serait-ce que par curiosité.

Espace Oppidum
30 rue de Picardie 75003 Paris
Entrée libre de 10h00 à 18h00

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