5 Novembre

Arthur Muller traîne avec pudeur sa caméra sur l’île de Lesbos où des centaines et des centaines de migrants, s’agglutinent, fuyant la désolation et le chaos de leurs pays d’origines. Les images s’entrechoquent et, alors, tout nous pète au visage : la misère du monde, l’humanisme massacré, la honte de ce foutu mur… Là-dessus, on retrouve les paroles de Chimpazé d’Odezenne. Ces vers désabusés sont déclamés avec la force du désespoir, en vous tabassant les tympans, pour briser le voile et pénétrer votre pensée. L’union du son et de l’image donne naissance à une oeuvre forte, qui nous rappelle que ces paroles et ces images ont déjà plusieurs années d’existence…

Crédit photo :  Odezenne – tsugi.fr

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