Alors, c’était comment le Daufunk Festival ?

Aller à la fac un samedi soir, qui plus est pour écouter du funk, le projet de départ a de quoi étonner. Puis, savoir que le tout se déroule dans ces amphis où on a l’habitude de subir des cours aux allures interminables, franchement ça donne envie. Si, en plus, à cela vous ajoutez une conso de bière à un prix dangereusement bas, pour votre foie, et une programmation qui atteint dix sur l’échelle de la folie, alors, là, l’atmosphère des grands soirs devient palpable. Et c’est exactement ce à quoi nous avons eu droit, samedi soir dernier, au Daufunk Festival, organisé par L’Oreille de Dauphine.

La soirée avait idéalement commencé par un show d’une heure des Chromatik. Les huit gaillards avaient la lourde tâche de lancer un festival qui s’annonçait bouillant. Eh bien, on peut vous le dire, le pari est réussi. On a passé une heure à se trémousser, le plus joliment possible, au rythme des cuivres, de la guitare, de la batterie, de la basse et du synthé de la bande de Carl (guitare). Ils jouent entre potes et ça se ressent. On assiste à un mélange délicieux de jazz-funk, bien groovy, accompagné du hip hop super propre de Léo, le chanteur. Bon, pour faire simple, Chromatik te balance de la bonne humeur en intraveineuse pendant tout leur show. Impossible de quitter ce sourire que leur musique te donne, tu te sens juste bien et tu pries pour ne pas que ça s’arrête.

Fin du premier live. On a chaud, on a besoin de se désaltérer, car dans trente minutes on remet ça.

Une fois que les lumières se rallument, on se retrouve face à quatre gars, habillés de chemises à paillettes, ou de survets’ rouges, trop petits, et surtout torse nu, en dessous. Et c’est parti ! Les Strasbourgeois de Fat Badgers te mettent une fièvre de dingue, à te faire passer un hammam pour un frigo. De la funk avec ce qu’il faut d’électro, poussée à fond. On se croirait dans le meilleur club de France, les gens sont debout sur les tables de l’amphi, et dans la fosse on ne peut s’empêcher de sauter, de hurler. Tout le monde prend un pied incroyable et la folie devient générale. A tel point que lorsqu’on nous demande “EST-CE QUE VOUS AIMEZ LA TARTE A L’OIGNON ?!”, on répond “OUAIS !”, à l’unisson, comme si notre vie en dépendait.

Fin du second live. Tout le monde ressort, en sueur, l’odeur reste à désirer, mais qu’importe, on vient de vivre une heure et quart dans les profondeurs de la folie. Tout le monde a besoin d’air et, surtout, d’une bonne bière. Trente minutes plus tard, on (re)remet ça.

“A State Of Mind Soundsystem”. Une énorme banderole annonce déjà la couleur et une demoiselle brandissant une pancarte “Round 1″ fait monter la pression… En fait, on a, à peine eu le temps de reprendre notre souffle que le show repart dans une énorme ambiance, à limite du pogo, où les gens se jettent dans la foule et se laissent porter, avant un atterrissage, souvent périlleux. Certains, même, vont jusqu’à renverser leur bière sur vos cheveux. Une beer shower n’ayant jamais eu raison de la santé d’un humain ! On prend ça avec le sourire, et on repart dans l’ambiance underground au rythme de samples, tel que celui du superbe “Ooh La La La” de la divine Lauryn Hill.

Au final, on ressort essoufflé, on a chaud et des acouphènes incroyables dans les oreilles. Merci le Daufunk !

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