« Anti », mais bordel Riri c’est quoi cette daube ? 

Pour les noctambules adeptes de la démonstration commerciale du Super Bowl, le spectacle offert à la mi-temps de la dernière édition a dû en décevoir plus d’un. Même si le programme avait de quoi être alléchant avec Beyoncé, Bruno Mars, ou encore Coldplay, le résultat était grandiose vu avec les yeux de français qui n’ont le droit qu’aux NRJ Music Awards, mais pas vraiment emballant d’après les regards aiguisés de millions d’américains. Enfin, que la Queen B se rassure il y en a une autre qui n’est pas au top en ce moment, et il s’agit de Rihanna.  Son dernier album, « Anti », sorti fin janvier n’est pas vraiment à la hauteur des standards de la jeune Barbadienne.

Pour commencer, nous passerons rapidement sur la communication catastrophique qui a accompagné la sortie d’un album attendu depuis quatre ans, par les fans de la chanteuse.  Tout d’abord, l’effet de surprise « made in Beyoncé » n’a pas vraiment fonctionné, l’album fuitant sur internet… Puis, le cafouillage XXL a commencé par une diffusion avancée sur Tidal, avant que Riri herself balance sur Twitter un code pour télécharger gratuitement l’opus sur la plateforme de Jay-Z. Ce n’est pas fini. Deux jours plus tard, « Anti » était payant sur certaines plateformes de téléchargement, tout en étant gratuit pour les utilisateurs Samsung… On a promis de faire court là-dessus, alors nous nous contenterons de citer ces quelques petits couacs qui ne sont qu’un échantillon de la galère dans laquelle s’est retrouvée Rihanna.

Bon et sinon, l’album il est bien ?

Bah… Non justement… C’est encore plus confus que la com’ de la chanteuse. Alors qu’elle nous avait sorti  American Oxygen  ou FourFiveSeconds récemment, aucun de ces titres ne figurent sur l’album. De même, Sia, Kiesza ou encore Ne-Yo s’étaient donnés rendez-vous pour offrir des tubes à Riri, pour que, finalement, aucune de leurs compostions ne soient gardées… Certes, « Anti » ne regorge pas de titres calibrés pour vous rentrer dans la tête et tourner en boucle sur les radios, mais cette prise de risque, ce cri d’indépendance n’est peut-être pas le bon chemin à suivre pour la Barbadienne. Finalement, si on devait retenir une chose du dernier opus de Rihanna, c’est qu’elle a sûrement assumé des choix, des choix très personnels quant à sa musique plutôt que de suivre, sans avoir trop le choix, le diktat imposé par l’industrie musicale américaine.

Mais, franchement Riri, « Anti » c’est quoi ce bordel ?

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