ART16 : on vous raconte !

Nous vous en parlions il y a quelques temps, nous nous sommes rendus à la foire ART16 qui s’est tenue du 20 au 22 Mai à L’Olympia de Londres.

Pour sa 4ème édition la foire voyait grand et promettait beaucoup. C’est donc avec énormément d’attentes que nous nous sommes rendus à la manifestation. Les éditions précédentes avaient su montrer le potentiel qui résidait dans cette foire, sans pour autant parvenir à marquer le coup. Cette année, les choses ont clairement été différentes. 

Une foire FUN !

La foire se veut le lieu où trouver de nouvelles tendances, de nouvelles galeries et aussi de nouveaux talents. Loin des clichés des foires académiques, où l’on entre forcément tiré à quatre épingles, cette foire respirait la fraîcheur et la légèreté. LA sélection des galeries était juste, les stands étaient tous aussi intéressants les uns que les autres. Pas un plus criard qu’un autre. La scénographie était pensée parfaitement, tout concordait, et c’était un réel plaisir de déambuler au sein des allées. Fait extrêmement rare pour une foire. Soyons honnêtes, en règle générale lorsque l’on se rend à ce genre de manifestation, on en prend plein la figure, les stands se veulent plus « grandioses » les uns que les autres, les attroupements sont à chaque coin de stand, et on en ressort la tête farcie, quasiment sans aucun souvenir de ce que nous avons pu aimer. Ce scénario n’existe pas à ART16 ! La foire est très grande puisqu’elle occupe l’Olympia, il y avait beaucoup de monde durant la totalité de l’exposition, et pourtant il faisait bon être à ART16.

Les oeuvres étaient très colorées, et souvent pleines d’humour. On pense, par exemple, aux oeuvres de l’artiste Dominic Harris, présenté par la galerie Priveekollektie. Son oeuvre « Snow White and the Seven Dwarfs » était en interaction avec le public. Les personnages bougeaient chacun leur tour, et l’oeuvre a été conçue pour entrer, réellement, en contact avec le spectateur. C’est un pari réussi puisque les gens défilaient les uns après les autres, et on ne pouvait s’empêcher de vivre l’oeuvre le sourire aux lèvres.

On pense aussi aux oeuvres d’Akibo Lee, présenté, lui, par la Liang Gallery. Les robots sont ses toutes dernières créations, et reflètent sa capacité à parfaitement jouer avec les différents registres de l’art contemporain. Son intention part d’une vision très pure de l’art, et pourtant dans sa forme c’est le monde actuel que l’on voit, la société de consommation et l’industrialisation.

Une grande partie des oeuvres sont très plaisantes à regarder, de par leurs couleurs, leurs formes ou pour ce qu’elles représentent. Cependant, la plupart sont excessivement contestataires. Les artistes dénoncent ce monde qui va mal, cette société qui se dégrade de jour en jour. Et même si les allées sont colorées et agréables à visiter, on ressent la situation mondiale actuelle, très oppressante.

ART16 est une foire qui s’assume et qui sait dorénavant où, et comment se placer. On lui souhaite un futur très prometteur. Alors un conseil : l’année prochaine, on se retrouve là-bas?

Les commentaires sont fermés.