Banks, la déesse

Voici maintenant quelques temps que la jeune Jillian Banks a révélé tout son éclat au monde de la musique. Adoubée par une des icônes de la pop’ culture, Katy Perry, la californienne avait signé, en 2013, un premier EP, Fall Over, qui en avait charmé plus d’un. Banks est alors entrée, sans peur, dans le monde de la synth pop avec ce projet. Avec la sortie de Goddess, son premier album, le 9 septembre dernier, on vous l’assure, elle en est devenue la reine, ou la déesse, à vous de voir.

L’envoûtement commence par « Warm Water », un titre à la sensualité folle, et que dire du clip ! Le tout prolongé par un remix fabuleux des Anglais de Snakehips. Bref, c’est vous dire si Banks était attendue lors de la sortie de son album. Qui plus est lorsque ce dernier est intitulé « Goddess »… Elle se devait d’être à la hauteur.
Alors, on l’a écouté et on s’est dit que, en fait, Banks devait être une Sirène de l’Odyssée. La sensation est étrange, elle vous prend dès le premier morceau, « Alibi », puis ça ne vous lâche plus. Comme si cet univers musical, plutôt sombre, était éclairé par sa voix. Un parfait équilibre entre une musique à la précision chirurgicale, et une voix apaisante. On se laisse volontiers aller dans cette sphère musicale rare, unique. Il faut dire que la production a été assurée par des louveteaux qui commencent à être à la mode (Sohn, Shlohmo ou TEED). Ses labels, Good Years, pour le Royaum-Uni et Harvest, pour les USA, peuvent donc se congratuler, leur protégée livre un premier album de grande qualité.

Pour terminer, on vous laisse écouter « Alibi » et on vous souffle juste une petite info : la belle américaine sera le 12 Novembre sur la scène du Bataclan. N’hésitez pas. Nous on a déjà nos places.

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