« Beware », retour aux sources de la musique jamaïcaine

Qu’il s’agisse de musique ou de style vestimentaire, le mythe du rasta blanc est souvent évocateur d’une image bien dégradante de la condition humaine. On en veut pour preuve le traitement exemplaire qu’inflige Cokeman à un des représentants de cette catégorie, dans l’épisode 3 (à voir absolument) d’En Passant Pécho. Pourtant, à y regarder de plus près, certains rastas blancs ont produit des sons de haut niveau. On pense à Alborosie ou encore Junior Thomas. Ça tombe bien, le second arrive avec un premier album de haut vol !

Accompagné de The Volcanos, Junior Thomas déboule donc avec un album nommé « Beware ». Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que le gaillard a réussi à bien s’entourer. Il signe donc un album sur le super label Truth & Soul Records – le label d’Aloe Blacc et Lee Fields – et se paye le luxe de travailler avec Brian Dixon, ancien membre des Aggrolites.

S’il s’agit d’un premier album en collaboration avec The Volcanos, Junior Thomas n’en est pas à son premier coup d’essai, son précédent travail au sein de Dropsteppers était déjà très apprécié des fanas de musique jamaïcaine. Mais, ici, avec « Beware », il nous livre un album en forme de déclaration d’amour au rocksteady, au roots reggae et à la culture jamaïcaine. À cela, on pourrait ajouter que certains musiciens présents sur l’album ont déjà œuvré pour des légendes telles que Jimmy Cliff.

Avec autant de qualités sous la main, Brian Dixon avait tous les ingrédients nécessaires pour mener à bien ce magnifique projet. Le résultat est plus que réussi et on ne cesse d’écouter en boucle les titres d’une des productions les plus impressionnantes de la rentrée. Pour ceux qui seraient conquis, foncez sur leur page Facebook, vous trouverez forcément une date de concert à côté de chez vous !

Crédit photo : Junior Thomas & The Volcanos – Facebook

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