Ça s’est passé cette semaine : la comédie musicale Dirty Dancing enflamme le Palais des Sports

En tournée au Palais des Sports du 15 janvier au 15 mars, puis dans toute la France jusqu’à la fin de l’année, la comédie musicale la plus attendue de l’année 2015 fait déjà salle comble en réinterprétant avec succès le film culte des années 80.

Dirty Dancing, c’est l’histoire mythique de Bébé tombant amoureuse de Johnny. Elle est une jeune fille rangée qui vient passer des vacances en famille à la pension Kellerman. Lui est un professeur de danse, bad boy, qui séduit toutes les femmes. Leur coup de foudre est torride, sensuel et inoubliable pour tous les amateurs du film sorti en 1987. Plus de vingt ans après son succès en salle, Dirty Dancing revient sous la forme d’une comédie musicale qui en met plein la vue.

Des danseurs talentueux

Chorégraphies élaborées, pas chaloupés, sourires à n’en plus finir,… La comédie musicale plonge le spectateur dans un univers kitsch et nostalgique, qui fait scintiller les yeux et battre le coeur. La troupe est composée de danseurs professionnels et de comédiens formés à la danse. Sur scène, Cécile Mazéas, joue le rôle de Bébé, et ressemble d’une manière troublante à Jennifer Grey, l’actrice du film de 1987. Elle donne la réplique à Corentin Mazo, le jeune danseur incarne le fougueux Johnny du film, Patrick Swayze dans la vraie vie. Si Cécile Mazéas se débrouille plutôt bien sur scène, la performance de Corentin Mazo, déjà vu dans la comédie musicale 1789, Les amants de la Bastille, est époustouflante. Sa prestation rejoint celle d’Ophélie Cesare qui interprète le rôle de Penny, la compagne de danse de Johnny. Ses jambes interminables et ses pirouettes sur scène en rendront jalouses plus d’une.

Une bande-son mythique

Toutes les musiques qui ont fait le succès du film à l’époque de sa sortie sont là. She’s like the wind, Hungry Eyes, The Time of my life… Rien n’est laissé au hasard pour ne pas décevoir les fans. De ce point de vue, la comédie musicale est bien une copie conforme du long métrage des années 80. A chaque passage emblématique du film, retranscrit avec fidélité sur scène, le public féminin crie à n’en plus pouvoir, et accompagne la musique en chantant les paroles de mémoire. Bien évidemment, la dernière chorégraphie de l’histoire fait se lever les fans à grand renfort d’applaudissements. Mais oui, vous savez, le moment où Johnny soulève Bébé dans sa robe de tulle rose dans un porté parfaitement exécuté ! La comédie musicale s’est quand même permis quelques libertés, en ajoutant quelques passages humoristiques qui font bien rire le public. Ce sont ces petites touches d’humour qui font toute la séduction de la comédie musicale, et qui proposent une version originale d’un film mille fois vu.

Un décor entièrement numérique

Le décor de la scène est minimaliste. Presque aucun objet n’est présent sur scène. C’est un immense panneau numérique qui tient lieu de décor. Successivement, des images de nature et de réceptions, apparaissent et disparaissent, au gré des rebondissements de l’histoire. La beauté du décor est époustouflante et plonge vraiment le spectateur dans l’univers de Dirty Dancing. On se croirait presque revenu quelques années en arrière à cette époque désuète, au bord d’une piscine d’un bleu turquoise, sirotant un cocktail à l’aide d’une paille aux couleurs acidulées. Pour mimer la scène emblématique de l’entrainement du porté dans l’eau, un ingénieux système permet aux comédiens de passer derrière l’écran, où est projetée l’image d’une mer paisible. Ils semblent ainsi émerger d’une mer recréée numériquement. Cette technique novatrice est assez réussie, bien que l’absence de tout décor matériel puisse être regrettée. Il n’en demeure pas moins qu’à la fin de la représentation, c’est avec une pointe de nostalgie que les spectateurs quittent la salle, presque à regret de devoir sortir de ce petit coin de paradis.

Crédits photo

Les commentaires sont fermés.