Cat on Hot tin Roof

A ceux qui ont reconnu la référence, absolument pas dissimulée, à la pièce de Tennessee Williams, tout d’abord bravo à vous. Deuxièmement, prenez garde, il ne sera pas question de théâtre, ou de toit brûlant, ni même de Johnny Halliday (référence légèrement plus dissimulée). En fait, si on en est venu à ce titre, c’est pour vous conter l’histoire d’une création “street artistique” qui a eu lieu à Quimper.

On vous accorde que lorsqu’on entend Street Art on pense à New York, Berlin, Naples, Paris, Rio. Quimper, en revanche… c’est déjà plus singulier. Et pourtant, preuve de son universalité et de son aspect tentaculaire, l’art urbain s’affiche aussi en Bretagne. Sous l’impulsion d’un collectif de Street artistes lyonnais nommé Las Gatas (Les Chattes en Espagnol). On en vient à la référence du titre, une rue de Quimper a vu son mur affublé d’une très jolie bigoudène à tête de chat, rien que ça.

Mais alors, pourquoi Quimper ? Quel est le message ?

Eh bien, la réponse est aussi belle qu’elle est simple. Las Gatas, qui déclinent ce personnage félin sous différentes formes, souhaitent partager leur poésie. A cela, ils ajoutent dans les colonnes de Ouest France, qu’ils souhaitent rendre l’art accessible à tous ! Une bien noble entreprise. Alors, quoi de mieux qu’amener le Street Art dans des territoires où il est encore quasiment absent ?

On finira en vous disant que Las Gatas et ses membres sont anonymes, un peu comme Banksy, oui. Alors, si vous croisez des félins sur les murs de vos villes, n’ayez crainte, ce ne sont que Las Gatas qui vous apportent, sur un plateau, un peu d’art, un peu de poésie, un peu de féminité.

Crédits photo : une œuvre du collectif lyonnais Las Gatas.© Béatrice Le Grand / Ouest-France

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