C’est dans la boîte !

Jan Dibbets, contributeur essentiel de l’art conceptuel et de la photographie, est l’invité du Musée d’Art moderne pour la quatrième fois (1980, 1994, 2010, 2016). Pour lui, la force du la photographie passe davantage par la technique, que par le contenu de l’objet photographié.  

Entre rupture des codes muséaux et respect d’un cadre chronologique, l’exposition interroge la nature de l’épreuve photographique à l’époque du numérique, mais aussi les rapports entre photographie et arts visuels.  Ce sont les scientifiques du XIXe siècle qui sont pointés ici comme visionnaires, propulsant toute la production du XXe siècle. Nicéphore Niépce, Gustave Le Gray, Etienne-Jules Marey et Eadweard Muybridge, Wilson Alwyn Bentley et Etienne Léopold Trouvelot, photographes essentiels selon Jan Dibbets, sont exposés. On y découvre également une sélection d’œuvres d’artistes contemporains tels que Liz Deschenes, James Welling, Thomas Ruff, Katharina Sieverding, Seth Price, ou Spiros Hadjidjanos, qui ont recours aux technologies digitales. La notion d’«objet photographique » se rapportant donc à l’expression de Markus Kramer.

Entre autre, cette « Boîte de Pandore » ou ce medium photographique, accole deux images semblables, réunit un positif et son négatif, faisant l’éloge d’une nature reproductible.

« La Boîte de Pandore, Une autre photographie par Jan Dibbets » du 25 mars au 17 juillet 2016

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