« C’est un jour pour » présente « The wall » – Exposition d’Art urbain

Le Batofar, un des rares bateaux-feux encore visibles en France, invite régulièrement des webzines* afin d’organiser des soirées.
Ici, c’est le site « C’est un jour pour », un blog sur l’actualité culturelle qui a pu organiser son premier événement en invitant la galerie « The Wall » en pleine formation.
Les organisateurs ont donc offert à des Street-artistes d’exposer sur des « Wall », des bouts de murs encadrés. Le catalogue d’artistes est diversifié, puisqu’une dizaine d’œuvres ont été exposées en accès libre, dans la partie restaurant/wagon du Batofar.

« The Wall » : À la découverte de l’Art Urbain

Ce qui fait que le Street-art est aussi populaire aujourd’hui, c’est qu’il regroupe de nombreuses formes d’art réalisées dans la rue, ou dans des endroits publics. L’art urbain englobe en effet, de nombreuses techniques : le graff, le pochoir, les collages, ou encore le light painting.

L’exposition est intéressante puisque les différents artistes arrivent à diversifier des techniques déjà utilisées au profit d’œuvres originales.
Régis Lambert avec son « colored man » utilise une palette de couleurs brutes où l’image immatérielle devient matière. À la frontière entre l’abstraction géométrique et le détournement urbain, cette peinture intrigue et aiguise le regard.

L’art urbain puise ses origines dans des disciplines graphiques aussi différentes que la bande dessinée, ou l’affiche. Toc Toc est en est le meilleur exemple. En effet, cet artiste présente une œuvre très stylisée et graphique, où le détournement de personnages représente la partie la plus intéressante de son processus de création. Avec « Le cours de danse de Bat-Duduss », le spectateur se trouve face à une œuvre pleine d’humour, quand un Batman-Cartoon est en train de danser en tutu.

Le graff est actuellement une des techniques les plus populaires dans le Street-art. Elle est donc logiquement mise en avant avec Mister Tea, Eton ou encore Rays. Ces trois artistes arrivent à allier la poésie et la sensibilité de l’art à la rudesse de la rue.

Le pochoir : une autre forme d’expression pour les Street-artistes

L’autre originalité de l’événement réside dans son atelier « pochoir », organisé par Noty & Aroz. C’est une animation participative, les deux jeunes artistes-décorateurs veulent expliquer au public la création de A à Z d’un pochoir. Cette activité est intéressante car ceux qui se prêtent au jeu, repartent avec leur portrait afin de l’afficher chez eux.
Le processus de création est extrêmement ludique : on part d’une photo avec un éclairage spécifique, retravaillé ensuite sur photoshop, afin d’obtenir différentes zones à découper.
Noty & Aroz, armés de leur patience, guident leur public dans la création du pochoir en exécutant les bons gestes à adopter, les bonnes parties à découper, ou encore de quelle manière on doit bomber son futur chef-d’œuvre.
Ces deux amis d’enfance profitent de l’événement pour dévoiler leurs « petites astuces », afin que le travail artistique soit une totale réussite. Par exemple, lors du « bombing », Aroz utilise de la colle repositionnable, pour éviter un décalage entre le papier découpé et le support sur lequel il sera bombé.
En trente secondes, la magie opère, le portrait est terminé, puis affiché sur les murs du Batofar.

Avec l’exposition « Gloire à l’art de Rue », le Webzine, « C’est un jour pour », et la galerie Vandale « The Wall » ont eu pour idée, de proposer une soirée diversifiée autour d’acteurs différents sur un thème : gloire à l’art de rue.
C’est un hommage rendu à de multiples formes artistiques. Les organisateurs ont d’ailleurs voulu faire un espace réservé à la danse.
Grâce à cette soirée au Batofar, un public de tout âges a pu découvrir et comprendre ce qu’était l’art de rue.
Face au succès de cette première exposition, le collectif réorganisera sans doute un autre événement, et ainsi faire découvrir un maximum de jeunes talents … et on en redemande !

Les commentaires sont fermés.