C’était David Bowie…

A l’âge de 69 ans, David Bowie l’Icône de la pop culture britannique et mondiale, nous quitte…

Dimanche soir, devant notre ordinateur, nous préparions notre article, sur le dernier album du magistral David Bowie. Nous étions tout heureux de pouvoir réécouter la musique brillante de l’artiste anglais, voici ce que nous écrivions alors : 

« Le 8 janvier dernier, jour de ses 69 ans, David Bowie sortait Blackstar, son 26ème album. 

Souvent, lorsque nos icones musicales – celles qu’on adore, celles qui ont marqué, voire révolutionné la musique – cessent de jouer, on ressent un profond vide. Puis, en général, elles reviennent, bien des années après. Et là, dans la majorité des cas, on assiste au crépuscule de nos idoles. On en veut pour preuve l’album gênant de Giorgio Moroder, ou encore la guitare affligeante de Sir Mc Cartney aux côtés de Kanye West et Rihanna. Alors, lorsque le grand David Bowie déboule avec Blackstar, le sentiment est étrange. On se trouve à la fois fous de joie comme le jour de Noël, mais on est aussi en proie aux doutes, comme avant d’ouvrir le cadeau de sa grand-mère. 

Epoustouflant. On ne saurait vous dire mieux ! David Bowie, du haut de la sagesse de ses 69 ans et de son aura incroyable dans l’univers musical réussi, avec Blackstar, a livré un album sublime, très dense et qui expérimente de manière géniale. Si l’anglais est une icône de pop culture et du rock britannique, le défi de ce dernier opus est de lui donner un genre musical. De l’électro, des sonorités jazz, du rock, il y a vraiment une myriade de styles dans ses titres qui tourbillonnent dans une harmonie incroyable.  Après la première écoute on se pose des tonnes de questions. Comment, à 69 ans, en sortant un 26ème album, arrive-t-il à réinventer sans cesse sa musique ? Comment Bowie fait-il pour ne pas suivre la mode musicale, mais pour faire lui-même la mode ? Comment fait-il pour être ce génie créatif ? Et puis, on se rappelle que le londonien, en 1976, a tout de même sorti le chef d’œuvre « Station to Station », alors qu’il hallucinait sur des sorcières voleuses de sperme, qu’il gardait ses urines au frigo et recouvrait les murs de son habitation de symboles cabalistiques (ça c’est du rock !) … Alors, on a arrêté de se poser des questions et on a savouré. 

A l’aube de cette nouvelle année, on se pose souvent la question de savoir si celle-ci sera meilleure ou pire que la précédente ? Assurément, Bowie et son Blackstar nous montrent que les prochains mois devraient être musicalement de haut niveau.

Depuis, nous avons appris que Bowie avait passé son tour, peut-être parti faire sa « Life On Mars ». Depuis, nous nourrissons des regrets infinis et une peine immense. Depuis, on se dit que la musique vient de perdre l’un de ses enfants les plus prodigieux. Depuis, on se dit que, finalement, 2016 n’est pas si bien partie que cela… 

Il faudra retenir à quel point Bowie pouvait être celui qui inspirait la musique, celui qui la façonnait et créait des courants. David Bowie faisait aussi partie de ceux qui savaient que la musique est un projet artistique complet, qui ne se borne pas à un album compressé sur un disque, mais qui s’étend à un discours, à une esthétique, à un univers. 

Il ne nous reste plus qu’à remercier le britannique pour tout ce qu’il a pu apporter durant sa carrière, et réécouter tous ses titres incroyables… C’était David Bowie. 

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