Conte de Noël – Paulo Coelho (2008)

Oui, au cas où vous ne l’auriez pas compris, le thème de ce mois de décembre est Noël. Et donc cette semaine encore j’ai choisi un livre vaguement en rapport : Conte de Noël de Paulo Coelho. Cet homme a écrit l’Alchimiste, c’est pourquoi c’est un grand. Un très grand.

Pour aujourd’hui, je vais rester sur Noël, avec un recueil de dix histoires courtes s’inspirant des légendes du Japon, du Brésil, d’Autriche ou d’ailleurs. Elles ont toutes plusieurs thèmes en commun : Noël, la charité et la religion. Rassurez-vous, pour la partie religion, pas d’idéologie ou de croyance, mais les valeurs universelles de l’amour et la de générosité. Les personnages religieux qui interviennent sont les symboles de ces vertus.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces courtes histoires, assez moralisatrices certes, mais bien écrites et assez jolies. Et tout ça m’a fait réfléchir…

Alors que la semaine dernière, Charles Dickens nous expliquait que la fête était magique d’une façon assez traditionnelle, Paulo Coelho essaie d’inculquer à chacun une responsabilité en ce jour précis. Je m’explique. Dans presque toutes les histoires, des personnages divins descendent sur terre. Au lieu d’intervenir auprès des plus pauvres, ils se rapprochent de ceux qui sont assez riches pour faire la charité eux-mêmes. Ou ils récompensent quelqu’un pour une bonne action. Ils agissent indirectement, et avec un petit coup de pouce, dévoilent ce qui reste de bon en l’humanité. Enfin, n’oublions pas que ce ne sont que des légendes. Il y a bien longtemps que Noël est synonyme d’arrachage de papier cadeau et peut-être, oui peut-être qu’exceptionnellement, on pourra donner une pièce à ce type à l’entrée du métro. Et Joyeux Noël !

Je suis cynique ? Oui peut-être un petit peu. Revenons à l’œuvre : les nouvelles portent une morale on ne peut plus positive, aider son prochain, et se rappeler que si l’on peut voir un plafond en levant les yeux, beaucoup ne voient que des nuages ou des étoiles. Mais finalement, elle montre aussi que sans ce fameux coup de pouce divin, il n’y aurait presque pas de charité. Le monde est ainsi fait : chacun chez soi et tout ira pour le mieux.

En fait ce qui m’a agacée, c’est que toute belle morale ne peut pas s’appliquer dans les faits. Finalement, au lieu de prendre cela en considération, il faut peut être arrêter de baisser les yeux vers ce qui est, et les lever pour voir ce qui devrait être. C’est peut-être naïf parce que non applicable, mais est-ce pour autant que l’on doit abandonner l’idée d’amour universel ? Mais je m’égare…

En arrivant au terme de cet article, je réalise que je suis très contente d’avoir lu toutes ces nouvelles qui m’ont parues naïves, mais qui m’ont aussi rappelé l’un des sens magnifiques de Noël. Si vous ne célébrez pas la venue au monde d’un certain bébé, alors célébrez son message : l’amour entre les hommes. Le soir de Noël, comme tous les autres soirs. Oui, c’est à mon tour de faire la morale. Quoi, vous n’avez jamais vu une hypocrite ?

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