Cycle cinématographique « La rue sans joie » au musée d’Orsay

A l’occasion de l’exposition « Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 », l’auditorium du musée d’Orsay organise du 12 au 22 novembre 2015 un cycle cinématographique autour de la prostitution. Les regards de douze réalisateurs de renom, de Godard à Renoir en passant par Buñuel, viennent donner toute sa dimension à l’imaginaire fantasmé des maisons closes.

La prostitution est une thématique qui parcourt toute l’histoire du cinéma. Rien de plus normal, puisque la forte charge érotique teintée de trivialité de la femme des rues en fait un personnage éminemment romanesque. L’exposition du musée d’Orsay en donnait un premier aperçu, avec ses toiles de jeunes femmes aguicheuses, attendant le client sous la lumière blafarde des réverbères ; le cycle cinématographique proposé par son auditorium le temps d’une semaine vient apporter un complément non négligeable à cet imaginaire plein de sensualité et de mystère.

Avec « La rue sans joie », le musée d’Orsay fait le pari d’un tour d’horizon non-exhaustif des différentes manières d’aborder la prostitution dans l’art. A commencer par la projection du film L’Apollonide (Souvenirs de la maison close), en présence du réalisateur Bertrand Bonello et d’actrices de la production. Les autres œuvres proposées dans cette programmation vont du documentaire (Prostitution) à des représentations plus fantasmatiques (Belle de jour), en passant par des drames réalistes (Nana, La Rue sans joie, Les Nuits de Cabiria) ou des comédies (La Fiancée du pirate, Le Plus vieux métier du monde).

Plus d’informations sur : www.musee-orsay.fr 

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