Ernest et Célestine

Nous avons tous vu, ces derniers jours, les premiers flocons de neige (en retard) de l’année! Je ne sais pas ce que cela vous procure, mais pour moi, ils m’emmènent dans un autre monde. Ces petits bouts de blanc et de gel me transportent en enfance, dans un monde de douceur et de magie. Ils me font penser à ces vieux livres sur lesquels on tombe par hasard en rangeant sa bibliothèque. Les livres que nous lisaient nos parents, où ceux que l’on déchiffrait avec peine. Ces petites découvertes et sensations qui illuminent la journée, je les ai ressenties lorsque je suis allée voir Ernest et Célestine !

Ce film est sorti le 12 décembre 2012 en France. C’est une adaptation des albums de Gabrielle Vincent, dans les éditions Casterman. Gabrielle Vincent est née à Bruxelles en 1928 et, est morte en 2000. Après un apprentissage du dessin et de la peinture, elle se lance dans la réalisation d’œuvres pour enfants, comme Ernest et Célestine, qui apparait dans les années 1980. Elle nous raconte dans vingt albums les aventures de deux amis inséparables : Ernest, un ours et Célestine, une souris.
C’est à partir de ces albums que Didier Brunner, le producteur, a l’idée de faire un film. Cette idée lui trotte dans la tête depuis 1998. En 2008, l’occasion se présente, il saute dessus ! Par le biais du film, il veut raconter le début de la relation des deux protagonistes des albums de Gabrielle Vincent : leur rencontre. Avec l’aide de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, les réalisateurs, il créer le film.

Le film met en scène la rencontre, imaginée par Daniel Pennac, d’Ernest et Célestine tout en respectant l’ambiance et le côté aquarellé de l’œuvre de Gabrielle. Les personnages sont attachants et amusants. Ernest par son côté grognon et maladroit est très drôle, son côté paternel ressort ensuite avec l’arrivée de Célestine. La petite voix de Pauline Brunner (Célestine) contraste avec la grosse voix de Lambert Wilson (Ernest). Cette petite souris artiste nous ouvre sa vision du monde, où tout est poétique.
Les deux personnages viennent de deux mondes différents où leur avenir est sans couleur et sans surprise. En se rencontrant, ils vont changer leurs destins, affronter les regards des autres et les préjugés. Cette rencontre va créer un monde de joie et de douceur qui n’appartient qu’à eux. Les dessins faits à l’aquarelle renforcent ce côté. Le film fait intervenir des histoires que nous avons tous entendus enfants, comme le passage de la petite souris sous l’oreiller.

En le regardant, il m’a plongé dans un univers tout doux, où les personnages principaux sont tendres et attachants. Le dessin amène un côté magique et surnaturel, tout comme la musique qui nous transporte. Il m’a rappelé le film Mon voisin Totoro réalisé par Hayao Miyasaki. Ce film d’animation japonais emmène le spectateur dans le monde de l’enfance, de la magie, de l’émerveillement et de l’enchantement, tout comme Ernest et Célestine.

Aude

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