Fidèle au poste – Amélie Antoine (2015)

Une auteure assez peu connue aujourd’hui qui n’en est qu’à son deuxième livre publié, voici cette semaine Amélie Antoine avec Fidèle au poste.

Le livre ne m’a pas trop emballée, mais je suis quand même encline à le défendre. Déjà, parce que c’est une histoire romantique et que, même si j’ai un peu de mal avec ce genre (à deux ou trois exceptions près), je reconnais que c’est une raison totalement subjective, et assez peu justifiable pour descendre un livre. Ensuite … non attendez, je vais d’abord vous raconter l’histoire avant de me lancer dans la critique. La brusque redécouverte du soleil me perturbe. Navrée.

L’histoire est, de prime abord, simple : un homme et une femme vivent ensemble depuis plus de huit ans. Ils s’aiment, ils sont beaux et jeunes, ils sont le centre du monde, tout va bien. Malheureusement, la disparition de Chloé rompt ce bonheur abruptement, et bouleverse Gabriel qui a énormément de mal à s’en remettre. Il rencontre Emma qui vient de déménager temporairement à St Malo, et essaie d’oublier Chloé dont le souvenir l’empêche de retrouver une vie normale.

Résumée en quelques lignes, l’histoire ne passionne pas, et a plutôt tendance à se diriger vers un autre livre. Mais, poussée par je ne sais quel vent du destin, je suis passée outre et l’ai lu. Donc, j’en reviens à mon début chaotique, le livre est pas mal du tout.

Côté défauts, j’en compte deux principaux. Tout d’abord les personnages, ils sont assez simplistes : on expose leurs métiers, deux ou trois traits de caractère, et deux ou trois de leurs goûts en matière de musique, ou film, ou autre et basta. Ils ne donnent à aucun moment l’illusion de réellement exister. On les voit tels quels, des êtres bidimensionnels qui restent couchés sur une feuille de papier. L’autre défaut, ce sont les relations entre Chloé, Emma et Gabriel. Elles sont toujours liées à l’amour, la haine, la jalousie, la colère … Des sentiments forts, qui ne laissent pas de place à la subtilité de vraies relations humaines (qu’on retrouve dans le magnifique Vernon Subutex). Le style est agréable, sans fioriture, mais exempt d’humour ou d’acidité qui font les plus grands. Malgré ces points noirs, ni les personnages, ni leurs relations, ne sont des problèmes insurmontables : on rentre assez bien dans l’histoire.

Ce qui sauve vraiment le livre, c’est sa capacité à prendre des directions narratives plutôt inattendues. J’ai été surprise plus d’une fois (toujours un bon point), par un virage brusque emprunté par l’histoire. Je ne peux évidemment pas trop vous en parler, le principe de la chose c’est quand même la surprise. Même si la fin amène, à mon avis, une conclusion un peu trop abrupte et assez peu réaliste, je tiens à saluer un bon développement autour d’une histoire de base trop souvent vue.

Un livre assez sympa et peu connu pour vous mes amis. On prend une chaise longue et on y va.

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