Fleur Pellerin rappelle à l’ordre les dépenses culturelles

Les institutions culturelles françaises ont dû ouvrir leur courrier avec étonnement ces jours derniers. Le ministère de la Culture, sous la houlette de Fleur Pellerin, vient d’envoyer aux responsables de 75 établissements culturels, parmi lesquels figurent des musées, des bibliothèques mais aussi des théâtres et des médias, une circulaire d’instruction afin de mieux organiser leurs dépenses. Cette initiative intervient juste après les affaires Saal et Gallet. Rappelez-vous : la première a dépensé 40 000 euros en frais de taxis en seulement quatre mois alors qu’elle était à la tête de l’INA, le second a consacré plus de 100 000 euros à la rénovation de son bureau suite à sa nomination au poste de président de Radio France.

Face à ces excès, la réponse de Fleur Pellerin ne s’est pas faite attendre. La circulaire envoyée vise à « rappeler voire renforcer un certain nombre de règles » concernant les logements, les véhicules de fonctions, les invitations, les principes de déontologie,… des dirigeants. Certains points semblent directement en lien avec les affaires qui ont eu lieu ces derniers mois. Ainsi, au cas où un dirigeant choisirait un abonnement de taxi plutôt qu’un véhicule de fonction pour ses déplacements professionnels, « cette possibilité doit être utilisée avec un plafonnement de la dépense annuelle ». De même, « les travaux de rénovation des bureaux des dirigeants doivent être réalisés dans un esprit d’économie » souligne la circulaire.

Autant de petites piques qui pointent implicitement du doigt les dérives récentes, et mettent en garde les dirigeants actuels d’en faire de même. Mais ce n’est pas tout. Afin de s’assurer de l’application de ces règles, la circulaire stipule que d’ici la fin de l’année, tous les établissements publics culturels devront adopter un « document unique de cadrage » répertoriant « l’ensemble des règles et procédures internes ». Chaque institution devrai également tenir à jour un « tableau de bord » actualisé chaque trimestre pour retracer les dépenses de leurs dirigeants. Une mise en garde à peine voilée pour le futur.

Crédit : www.gouvernement.fr

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