Guts ou quand l’été arrive plus tôt que prévu

Parmi la douzaine de RIP factices qui inondait les réseaux sociaux le premier avril, un album a pointé le bout de son nez. Fabrice Henri aka Guts dévoile Eternal, un nouvel album loin d’être une mauvaise blague.

En 1990, cinq individus aux origines diverses décident de monter un groupe sans savoir qu’il serait dissous neuf années plus tard, Alliance Ethnik voit le jour. C’est au sein de cette formation que l’on retrouve le petit Gutsy qui souffle tout juste ses vingt bougies. Producteur et membre fondateur du groupe, le public retiendra surtout les titres Respect et Simple et funky. Aujourd’hui, l’ami Guts est toujours simple et funky quand bien même il officie en solitaire. Quoique solitaire est un bien grand mot ! Dans son nouvel album Eternal, il s’entoure notamment du groupe de Hip-Hop Tanya Morgan, du trompettiste américain Leron Thomas, ou de la chanteuse d’origine camerounaise Lorine Chia qui interprétait il y a quelques années le titre Lost In My Mind.

Dans ce nouvel album, Guts nous offre donc des titres aux allures de Funk sans oublier les sonorités Hip-Hop qu’il affectionne, et distille çà et là tout au long de son nouveau bébé. C’est ainsi qu’Eternal nous permet de savourer Come Closer ou All or Nothing qui pourrait rappeler les plus beaux moments De La Soul, et particulièrement l’album First Serve. Le socle de cet album est caractérisé par un partage inégal des samples et des enregistrements live, 80% de samples pour un album qui explore de nombreuses dimensions musicales. Si l’éclectisme devient de moins en moins un argument de poids de nos jours, tant le public a pris l’habitude de se lasser, Guts n’y manque pas cette année et incorpore dans ce nouvel album des rythmes, des sonorités ainsi que des humeurs variées. Si le talent est l’audace, Guts prouve avec Eternal qu’il est très, mais alors très audacieux.

Crédit photo : kioskmagazine.fr

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