Héloïse Rouard : la claque de la rentrée

Un parcours glaçant à travers une vaste canopée de sentiments et un esthétisme tranchant comme l’acier. Heloïse Rouard vous propulse dans des limbes irréelles où la beauté devient mystère. Cette lecture de la vie que nous propose l’artiste fait l’effet d’un sceau glacé sur la nuque, une après-midi de canicule. L’image est furtive, voluptueuse et magnétique, pour un rendu d’une finesse insoupçonnée. À l’aise sur tous les fronts, elle shoote aussi bien les paysages que les corps avec toujours cette touche caractéristique : l’interrogation des sentiments. Peur, défi, admiration, suspicion, joie, nostalgie, tout est là sous nos yeux. C’est un langage commun à tous qu’il est possible de décrypter dans ses oeuvres. Dématérialisés dans l’image, les éléments que nous observons sont intellectualisés et nous permettent de mieux saisir le parcours du photographe.

Il y a dans le travail d’Héloïse Rouard une certaine fascination pour l’inconnu. Un inconnu longuement observé et étudié qui s’immisce partout, dans toutes les étapes de la vie. Cette confrontation avec ces « morceaux de mystère » sert de lien entre le spectateur et la photographe et élabore un dialogue clair entre les deux : « un moment de partage, un espace d’expérimentation, de découverte de soi et des autres » selon elle. Les sujets sont structurés, intelligemment construits autour de cette problématique, et autonomes par rapport aux autres. Passer de la série Ink à Le vide m’électrise se fait sans pression, dans une fluidité totale et c’est la même chose pour ses différents portfolios. Une maîtrise absolue de son sujet, on vous le répète depuis le début, qu’elle a su exploiter chez Jean-Christian Bourcart le célèbre photographe ou encore chez Fotograficasa.

Heloïse Rouard n’a pas fini de nous surprendre et de nous interroger…

Pour en savoir plus sur son travail direction son site : http://www.heycowboy.be

Crédits et sources photographiques : Héloïse Rouard/Fotograficasa/Chicncheap.

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