Hiba, interprète du « code de Fibonacci » à la galerie Menouar 

C’est une belle découverte d’artiste que nous avons faite là. A seulement 15 ans, Hiba réalise des œuvres stupéfiantes, toutes plus fraiches et pleines de pep’s les unes que les autres. Son travail est une explosion de sentiments. Soyez les bienvenus dans son univers. 

Pour sa première exposition personnelle en France, c’est à la galerie Menouar, petite pépite du 3ème arrondissement de Paris, qu’Hiba a choisi de s’installer. Née en 2000 au Maroc, cette jeune artiste plasticienne est un véritable phénomène dans son pays, où son nom est devenu incontournable sur la scène de l’Art Contemporain Marocain, mais aussi à l’étranger (Etats-Unis, Sénégal, Emirats Arabes Unis, Bangladesh, Biélorussie, Espagne, Roumanie, Pologne), où elle a déjà exposé en collectif. 

Le plus incroyable avec Hiba, c’est qu’elle a commencé à peindre à l’âge de 3 ans, puis à 8 ans elle a développé sa propre technique appelée ABADA. Depuis sa première manifestation publique en 2009, elle ne compte pas moins de 20 distinctions internationales, 6 participations à des biennales, 35 expositions individuelles, 27 expositions collectives et 22 hommages reçus ! Autant donc dire qu’elle est une artiste hors norme. Et le plus fou encore, c’est que la jeune femme n’a jamais pris de cours, même son parcours scolaire (Sciences) ne lui a pas offert de formation artistique. 

Néanmoins, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est dans les mathématiques (elle a été finaliste aux Olympiades des Mathématiques et de Physique en 2013-2014) qu’Hiba puise inconsciemment sa source d’inspiration. Pietro Franesi, directeur de la Biennale de New York et de Dubaï, lui a fait remarquer que son travail est un livre ouvert sur les Suites de Fibonacci et la physique quantique. Pour sa nouvelle exposition à la galerie Menouar, intitulée « Le code de Fibonacci », Hiba se joue donc de cela pour présenter des œuvres à couper le souffle. Si vous avez du mal à faire le lien, jetez un coup d’œil à la Suite de Fibonacci, puis à son tableau Les escargots de Fibonacci, vous comprendrez. 

Le travail d’Hiba, coloré et minutieux, est à la fois un mélange entre Babylone et Keith Haring : il met en scène des formes, des symboles, et parfois des animaux antiques et modernes qui s’unissent à la perfection. « Quand j’ai créé mon propre style, je ne savais pas que tous les éléments de l’univers étaient connectés entre eux d’une façon ou d’une autre. Depuis que j’ai découvert la Suite de Fibonacci et le Nombre d’Or, mes recherches artistiques ont beaucoup évoluées et rejoignent mes préoccupations scientifiques. Elles tentent de percer les codes et les mystères liés à cette divine proportion » explique l’artiste. Et en effet, ses oeuvres invitent au déchiffrage. Le spectateur est amené à la découverte, à la signification. 

Au fond, le travail d’Hiba repose sur une imbrication de l’art antique et celui de l’avenir. En pénétrant dans la galerie Menouar, nous avons été frappées par son utilisation des codes graphiques originaux, par le jeu et la continuité esthétique à la fois complexe et ludique qu’offrent ses peintures, et finalement par son côté encore enfantin. Nous sommes convaincues qu’Hiba ouvre la voie à une multitude de possibilités artistiques. Sa signature, tout comme son langage, lui sont propres et plein de promesses. 

Informations pratiques :

« Le code de Fibonacci » à la galerie Menouar
16, rue du Parc-Royal – 75003 Paris
Exposition du 22 avril au 23 mai 2016
Entrée libre

Crédit photo : Elodie Schwartz

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