Honne est mélancolique, ça passera

Encensés par la critique sur les EP Over Lover et Warm On A cold Night, Andy et James sont de retour avec sept nouveaux titres issus de leur nouveau projet Gonne Are The Days sorti le 22 janvier dernier.

Honne est de retour, le duo britannique se perd une nouvelle fois dans une soul électronique originale, des harmonies modernes qui résultent de la voix d’Andy (avec la be-bar), et de l’incroyable travail de son compère James derrière les platines. Formé en 2014, le duo est rapidement signé par le label indépendant Tatemae Recordings qui en fait sa figure de proue. Pour la petite histoire, « honne » et « tatemae » sont des mots japonais relatifs au contraste entre les sentiments véritables et les opinions exposées. Belle coïncidence, deux hypothèses se présentent : le label a signé Honne et a fabriqué le groupe du nom à la distribution, ou le label appartient au groupe qui s’autoproduit en quelques sorte ?

Exit les reprises de Darondo, place aux compositions originales. Si à première vue, les londoniens au look de hipster renvoient l’image d’un énième Alan Parish de Jumanji, dont la musique électronique présente une atmosphère glacée, classe et à la mode, il n’en est rien en réalité. En fait, Honne c’est un peu comme si un chanteur, vainqueur d’un télé-crochet grâce à son originalité, rencontrait un producteur qui décidait de faire quelque chose de bien. On va faire de la musique et tenter de gagner des sous de par notre dimension qualitative.

Honne revient à glisser des éléments de Kasket Club, adaptés à une version acoustique de Chet Faker. Passez du temps sur le mixage, brouillez quelques fréquences sonores au niveau de la voix, et le tour est joué. C’est frais et aux frontières de la pop, aux frontières parce que les arrangements viennent sans cesse nous rappeler que pour faire un bon artiste il faut de l’originalité.

Crédit photo : notionmagazine.com

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