Hunter x Hunter – Yoshihiro Togashi (1998 – en cours)

Avant de commencer à lire, cliquer sur le lien. Écoutez cette musique en lisant la suite. Vous comprendrez pourquoi à la fin. C’est fait ? Alors allons-y.

Ça fait un petit moment que l’on n’avait pas parlé de manga, et l’occasion est trop belle pour l’ignorer. Hunter X Hunter est un manga japonais commencé en 1998 et dont la publication se poursuit aujourd’hui, mais à un rythme très erratique. Le manga a été adapté une première fois entre 1999 et 2001. Une autre série a vu le jour en 2011, et vient tout juste de se terminer. Elle offre une fin que le manga n’a pas encore atteinte. Elle a été ovationnée, par tous, pour sa qualité et pour sa fidélité au manga originel. Je tenais à écrire quelque chose à ce sujet parce que vraiment, Hunter X Hunter vaut le détour.

Gon, un jeune garçon part à la recherche de son père, qui lui a préféré une vie pleine d’aventures, celle de Hunter. Les Hunters sont les personnes les plus puissantes et les plus riches de ce monde. Réussir le très difficile examen de Hunter, c’est avoir le droit de faire à peu près tout ce que tu veux. Gon décide de le passer pour suivre les traces de son père.

L’histoire suit des lignes classiques de scénarios de shonen. Un père absent, une quête, l’enfant qui possède énormément de potentiel, et la découverte du monde. S’il n’y avait que ça, pas sûr que je serais en train d’écrire dessus.

Alors ! Pour commencer simplement, c’est l’une des œuvres, toutes confondues, qui m’a fait le plus vibrer. Je suis fan au-delà des mots. Mais je réalise qu’il va quand même falloir que j’en utilise un ou deux pour vous expliquer.

D’abord, les personnages sont très attachants et possèdent tous une volonté presque inhumaine. Ils poursuivent un but et feront tout pour l’atteindre. Oui, c’est le cas dans beaucoup de mangas, mais les personnages principaux de ce manga sont des enfants. Des gosses. Gon et Killua. Ils ont 12 ans. Voilà. T’as fait quoi à 12 ans toi hein ? Parce que eux à cet âge là, ils ont connu la mort, la torture et l’abandon. Tout ça pour atteindre leur propre but. Et dire que moi tout ce que je connais c’est la procrastination. Enfin !

Comme dans beaucoup de Shonen, les personnages ont tous subi des tragédies qui les ont forgés. S’ils sont puissants, ce n’est que grâce à des années d’entraînements intensifs. Rien n’est acquis et rien ne garantit leur survie. C’est un combat permanent pour se frayer un chemin dans un univers où, les plus forts dirigent le monde. Le manga est souvent sombre et rien n’est fait pour faciliter le travail des personnages centraux. Rien ne leur est donné, rien ne leur est accordé. Mais quand ils triomphent, c’est rendu avec brio et magnificence. On vit au rythme de leurs réussites et échecs et on s’attache, on s’attache, on s’attache … Même les personnages qui seraient plutôt du côté obscur de la force finissent par vous séduire.

Pour moi cette partie constitue le plus gros point positif du manga. En plus de cela, les intrigues sont époustouflantes. Le problème de certains mangas est qu’ils peuvent répéter un schéma qui a bien fonctionné au début, et a pu faire leur renommée encore et encore. Hunter X Hunter se réinvente à chaque arc. Les personnages découvrent, et nous avec eux, d’autres endroits, d’autres antagonistes, d’autres dangers. Ce monde est d’une richesse inouïe.

Tout est intelligent, beau, mesuré, fort, rythmé, parfait ! Un défaut ? Ça finira un jour.

Bon, j’arrête d’insister, je pense que vous commencez à cerner mon ressenti. Et c’est ici que je fais mon petit point sur l’anime. Je passe sur ses qualités d’animation et de rythme, parce que ce n’est pas ce sur quoi je voudrai insister. L’un des plus incroyables efforts d’intention a été mis dans la bande originale. Je pourrai y dédier un article entier, mais je pense que vous vous êtes déjà fait votre opinion. Oui, c’est la musique que vous écoutez. Et même après avoir fini l’article, laissez-la jouer.

Si vous n’êtes pas amateur d’animé, je précise que le plus souvent, tout ce qu’on a comme musique c’est une chanson pop avec une voix masculine japonaise qui chante à peine juste. Voilà. Disons qu’il y a comme une légère différence.

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