Il Était Une Fois en Amérique : Un requiem à la mafia italienne

Il Était Une Fois l’Amérique

Voici un film de gangster qui sort des sentiers battus. Celui-ci ne nous plonge pas dans l’univers de la mafia italienne chère a Scorcesse ou Coppola mais plutôt dans l’univers de la mafia juive.

Originalité ou génie de la part de l’homme qui a redonné vie au western. Pour ce film, Léone quitte les déserts de l’ouest pour la “Grosse Pomme”. Tout comme la célèbre trilogie The Godfather on se trouve dans le New-York du début du XXe siècle et celle ci se termine dans cette ville des années 1980. A travers cette fresque romanesque, Léone nous offre l’évolution de cette grande cité. On passe du New-York des immigrés à celui de la prohibition, où l’on voit bien cette ambiance folle qui a lieu dans les bars clandestins au coeur de cette ville en plein changement.

Mais après tout ça de quoi traite réellement ce film culte ?

Le sujet est simple : l’évolution de quatre jeunes garçons juifs qui veulent gagner de l’argent. Pour cela une seul voie : le crime. On peut voir à travers ces quatre enfants l’incarnation du Rêve Américain. Mais il ne faut pas croire que l’histoire est aussi simple, le film marche sur un système de flashbacks qui nous retracent cette aventure et qui mettent en place un duel entre deux hommes dont De Niro dit “Noodles”.

Hélas ce système de flashbacks a un défaut : ils n’expliquent pas du tout le lien entre les personnages ou certains événements qui paraissent importants à savoir. Néanmoins, afin d’accompagner ce chef d’œuvre, on retrouve une symphonie jouée à la flute de pan. Autre défaut majeur : sa durée. En effet le film dure plus de 3h30. Ce qui peut rendre certaines scènes et moments assez ”lourds” pour parler franchement.

Si je devais parler d’une scène qui m’a marqué, je parlerais de la scène de la Charlotte Russe. Cela peut être étrange dit comme ça, mais cette scène est l’une des plus belle du film. Nous somme avec l’un des quatre futur truand, il a 15 ans environ.

Le jeune homme part acheter une Charlotte Russe (un gâteau des plus appétissant), après l’avoir acheté, le garçon va dans un immeuble à la rencontre de Peggy (une fille facile, mineure, qui couche contre une Charlotte Russe). Le jeune homme arrive devant l’appartement de la jeune fille, il sonne , tombe sur la mère de celle-ci. Le garçon demande à voir Peggy. La mère lui suggère d’attendre quelques instants. C’est à partir de là que la plus belle scène du fiml a lieu. Le jeune attend assis sur une marche, il attend et attend. Mais la patience est impossible quand face à soi il y a une délicieuse Charlotte Russe. C’est alors que le jeune homme mange avec envie la charlotte. A peine terminé, Peggy arrive mais hélas le jeune n’obtient rien de ce qu’il désirait !

Ce qui me marque dans cette scène c’est la double vision que l’on a. D’un coté on a la vision d’un jeune qui veut devenir un «homme» mais malgré son envie, il est rattrapé par l’innocence de l’enfance qui le fait manger le gâteau. Ce qui est boulversant dans cette scène, c’est la vision si forte de l’innocence.

Pour conclure on peut dire que Léone signe un chef d’œuvre. On comprend alors que cet homme sait passer d’un style a un autre avec aisance. Enfin dans ce film on assiste au début d’un De Niro gangster comme on l’aime tant. On le retrouve quelques années plus tard dans les Affranchis

Eddy

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