IN VINO VERITAS : La Champagne et la Bourgogne viticoles classées au Patrimoine mondial de l’Humanité.

Samedi 4 juillet l’Unesco annonçait sur Twitter l’inscription des « coteaux, maisons et caves de Champagne, ainsi que les climats du vignoble français (dénomination géographique s’apparentant en viticulture à un territoire restreint, pour les curieux). Une excellente nouvelle pour les deux régions françaises qui se voient mises en avant sur un point de vue « patrimonial », ce qui permettra, sans aucun doute, d’agrandir encore plus la renommée des vignobles bourguignons et champenois, grâce à ce label d’excellence.

Ces coteaux, maisons et caves de Champagne correspondent aux « lieux où fut développée la méthode d’élaboration des vins effervescents, grâce à la seconde fermentation en bouteille, depuis ses débuts au XVIIe siècle, jusqu’à son industrialisation précoce au XIXe siècle », explique l’Unesco. (Voilà matière à méditer lorsque vous commanderez une bouteille de Dom Pérignon sur une plage de Calvi, les pieds dans l’eau). Cette labellisation attendue depuis près de huit ans place donc les régions viticoles françaises dans le haut du panier, côtoyant à présent quatre autres vignobles déjà célèbres : la côte de Tokaj hongroise, le Piémont italien, le Saint-Emilion frenchy, et la vallée du haut Douro au Portugal. En 2006 la Bourgogne avait déposé sa candidature dans la catégorie des « biens culturels » pour ses climats (oui c’est possible), et la Champagne en 2007 avant d’essuyer un premier refus en 2009.

Comme le dit avec justesse Valérie Landrieu des Echos, ces territoires bénéficieront d’un rayonnement touristique important, donnant l’occasion aux villes comme Beaune, Dijon et même Reims de devenir des pôles d’attractivité importants dans ces régions. De plus, le domaine commercial n’est pas en reste car les célèbres maisons comme Ruinart, Veuve-Clicquot, Taittinger, Charles Heidsieck et Pommery sont concernées par cette nomination, une aubaine pour les grands producteurs. Pourtant, il ne faudrait pas penser que la gloire ne reviendrait qu’aux plus grands, cette entrée au patrimoine mondial de l’humanité vise aussi à préserver autant un savoir-faire local et artisanal, qu’une grande variété de crus régionaux (Montrachet, Romanée-Conti etc…).

Selon les estimations des deux régions, elles devraient chacune obtenir une augmentation de 20% du nombre de touristes. C’est bon de faire partie des 1027 « biens » reconnus au patrimoine mondial !

Les champagnes et les vins de Bourgogne sont certes, d’une excellence redoutable, mais ils sont à consommer avec modération.

Crédits et sources photographiques : Le Monde/Les Echos/l’Unesco/Vitisphère.

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