Insertion du Mappa Mundi d’Albi dans le programme « Mémoire du monde » de l’UNESCO

La semaine dernière s’est rajoutée à la liste du programme, « Mémoire du monde » la Mappe Monde d’Albi, une des premières représentations à visée réaliste du monde Occidental. Cette carte représente dans l’histoire de France, et de l’humanité toute entière, un moment où la civilisation Occidentale commence à cimenter ses bases. La Mappa Mundi d’Albi montre bien que la conception d’un Moyen Âge comme un moment obscur, marqué par l’ignorance, est complètement fausse. Elle s’insère dans un moment spécifique, à savoir l’intersection de deux mondes, celui du monde Antique et celui de la découverte du continent Américain, qui représente le début de la Renaissance.

Lors de la conférence de presse, tenue à côté du Jardin du Luxembourg, les experts et responsables de la mise en valeur de la carte, n’ont pas arrêté de répéter constamment trois points sur la carte: la Mappa Mundi d’Albi est l’une des plus anciennes représentations à visée pédagogique. En effet, il est fort probable que la carte ait été utilisée pour enseigner des jeunes, on a même évoqué le terme de « manuel scolaire ». La visée pédagogique de la carte doit bien sûr se situer par rapport à son époque, c’est-à-dire dans le VIIIème siècle, dans un moment de l’histoire où l’aspect religieux est indissociable de la connaissance et du savoir.

Mais au-delà de l’aspect pédagogique de la carte, il est important de rappeler la part du patrimoine dans l’affaire. L’insertion de la carte dans le programme de l’UNESCO peut se traduire comme une volonté de préserver, pour les générations futures, une partie, un bout d’une mémoire ancienne qui veut se perpétuer et être conservée pour des générations futures. La carte fait partie d’un élément qui aide à tracer et combler les lacunes historiques de la France et du monde Occidental.

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