Interview VanLuc

Cette semaine, nous avons interrogé l’artiste VanLuc Nghiemphu afin de découvrir son univers.

 

 

Pouvez vous nous décrire votre parcours et ce qui vous a amené à travailler principalement le motif de la Vache ? Avant la vache, aviez vous un autre animal de prédilection ?

Directeur de création de formation puis agence de communication puis rencontre avec la Normandie. Une vache c’est tellement “encombré” tellement connu, tellement utilisé, partout, tout le temps. Par les pros de l’agro alimentaire, les commerçants à deux balles de déco débile, la vache c’est l’inconscient collectif, la libre expression d’un enfant face à un champs. La vache c’est notre enfance, notre certitude, notre savoir, c’est le témoin d’une vie qui passe.
Savez vous combien de vaches dans ce pré? Depuis combien de temps? Est ce vraiment la même?
Qui nous pousse à croire que nous connaissons les vaches comme nous connaissons les hommes?
Une vache est un atout dans un jeu de vie, dans le jeu de l’art elle m’a paru utile autant que stérile.
Ma marque est une vache de signature. J’en ai déposé une. Marque. Je n’ai aucune disposition à aimer les animaux plus que cette vache là.

Comment vous est venue l’envie d’ouvrir une galerie d’art en Normandie ? En possédiez vous une auparavant ?

Changer de cap de vie est une chance, un choix, je ne pouvais imaginer en arriver là et pourtant la Normandie n’est pas une région hostile encore que…
Il faut du temps pour se déraciner et l’obstination fait le reste. La galerie est un trait d’union avec les autres.
Mon atelier est ouvert depuis 13 ans, aujourd’hui on commence à me comprendre tout juste.
Mais je vis de ma passion, je n’irais jamais vers ceux qui contredisent cette situation là.

Grace à votre galerie et à vos œuvres, que souhaitez vous faire passer comme message au public ?

Le public est un animal difficile à domestiquer, le public est un chat, c’est lui qui décide, qui décide de tout.
Les artistes sont à la disposition de ce regard là.
Transmettre une idée est plus sage que de transmettre un message selon moi. L’idée le public la façonnera et pourra la conserver comme étant la sienne, après le gout de chacun n’a aucune espèce d’importance
C’est la courroie de transmission qui me fascine. L’élément dynamique qui portera l’idée , puis le désir, puis la certitude, de vouloir et enfin le grand saut. L’Achat. Et non pas LeChat.

Vous utilisez de nombreux médiums/matériaux, êtes vous plus à l’aise avec un en particulier ?

La technique acrylique est simple, les produits faciles à utiliser, les vendeurs d’arts graphique l’ont compris ils sont nombreux au service de tous les artistes pour nous aider à créer.
Mais ce n’est pas l’important, l’important c’est la justesse et le précision du message, de l’idée que l’on se fait de la création.
Les supports classiques comme le lin, le coton, le papier se mélangent aux nouvelles sources créatives numériques et j’adore produire des créations inédites avec la même passion qu’a mes débuts.
L’aluminium par exemple a un rendu terrible et le chat ne s’y trompe pas il revient voir ça de plus prêt. Le chat aime la vache …

Vous exposez prochainement aux Etats-Unis, est-ce la première fois ?

Yes ! First step in LA just for a short time/. What do you think about that my dear? A cow in your room here not available really?
Show me your mind and I tell you something your are also a cat.

Vous dites que vous ne vous autorisez plus ” d’égarement graphique “, comment envisagez vous l’évolution de votre motif ?

La justesse des traits entrecroisés sont un équilibre constant, pour me reconnaître faut il voir ce que je représente, ou ce que je trace?
Vache de Question? Il me semble que l’évolution passera par la non représentation vers la simplicité vers la fusion de l’idée et du message.
Vache d’Absence sur un fond noir sans rien d’autre …

 

 

Pour voir plus d’oeuvres : http://www.vanluc.fr/

 

Son Book : BOOK VanLuc 2012.pdf

 

 

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