« Je fais des films pour réaliser mes rêves d’adolescent, pour me faire du bien et si possible, faire du bien aux autres. »

C’est sur cette citation que s’ouvre l’exposition de François Truffaut à la cinémathèque Française pour le trentième anniversaire de sa mort. C’était une personne qui était profondément passionnée par le cinéma et qui y consacra toute sa vie. Il est donc tout à fait logique que cette institution lui rende ce très bel hommage et qu’elle rappelle à tous l’importance que Truffaut a eue sur le cinéma Français et International.

La première salle est une sorte de mise en bouche: il y a d’un côté les dates clés de la vie de Truffaut, et de l’autre, l’implication que pouvait avoir le réalisateur dans son oeuvre cinématographique. On a par exemple, la diffusion du making-of de « la nuit américaine » où on voit le Français omniprésent, attaché au moindre détail: par exemple il modifie la position des mains de Jacqueline Bisset.
Suite à cela, le spectateur a la chance de pouvoir suivre un parcours chronologique au sein de la cinémathèque, tout d’abord avec l’enfance et l’adolescence de François Truffaut, qui, on ne va pas se le cacher, n’était pas si facile que cela. En effet, il ne pût connaitre son père biologique, et il était plutôt adepte de l’école buissonnière. Néanmoins, on remarque d’emblée sa passion pour la littérature avec Balzac, et surtout pour le cinéma: il avait conservé toutes les places, les tickets de séances, et avait énuméré la liste de tous les films dans un cahier. L’exposition nous suggère d’ailleurs très habilement à travers une séquence, que « les quatre cents coups » est un film autobiographique où le petit Antoine Doinel séchant les cours pour aller dans les salles de ciné, n’est autre que Truffaut lui-même.

Si vous continuez l’aventure, vous arrivez alors à la « période critique » où le spectateur peut admirer une superbe collection de tous les numéros des cahiers du cinéma. On peut également voir des extraits manuscrits de ses confrères comme André Bazin ou même la carte de presse de Truffaut …

Finalement, c’est avec les « 400 coups » et l’arrivée de son personnage Antoine Doinel que la Nouvelle Vague va débuter.
Les salles défilent et on ne s’ennuie pas: on observe l’évolution et la maturité que prennent à la fois le réalisateur et son personnage dans les films avec son « Education Sentimentale » et sa période des « Passions Amoureuses ». On voit Jean Pierre Léaud qui grandit, comme si on assistait à l’histoire de la vie d’un homme et qui s’intitule « Le cycle Antoine Doinel ».
Tout y est: son rapport avec la musique où il montre son affection pour Georges Demeure qu’il considère comme le plus « cinéphile des musiciens » ou encore son admiration assumée pour Alfred Hitchcock que l’on découvre lors de son oscar pour « La nuit Américaine ».

La cerise sur le gâteau se situe à la fin de l’exposition avec une question : Peut-on être Truffaldien en 2014? La réponse est à la fois drôle et surtout émouvante …

Crédits photo

Les commentaires sont fermés.