Jean-Luc Ponty, un violon au service du jazz contemporain

Cette semaine une joyeuse découverte nous attend, l’histoire de plusieurs époques et d’un soubassement international qui tend depuis les années 80, l’oeuvre du violoniste virtuose Jean-Luc Ponty, dont la majeure partie du travail évoque la nervure jazz de la musique contemporaine. Il joue en live ses plus belles oeuvres, prémices d’une French Touch en devenir avec Comic Messenger, l’écho d’une exploration acoustique de la musique électronique.

Influencé par les plus grands noms du jazz, Miles Davis ou John Coltrane, il jouera aux côtés de Franck Zappa ou d’Elton John, et puisera ses racines dans le violon manouche de Stephane Grapelli. Entre musique classique, polyrythmie africaine, airs celtiques et rock psychédélique, Jean-Luc Ponty a descendu le siècle depuis les années hippies de nos aïeux, jusqu’à marier ses instruments à l’exploitation électronique du signal MIDI.


On pourra comparer certaines de ses oeuvres à la Musique Contemporaine, fleuron technique de la musique électronique dans la seconde partie du XXème siècle, avec le titre Computer Incantations for World Peace. On assiste là aux prémices de la sensibilité virtuelle de la vie culturelle et artistique française, et aux premières interactions entre mécaniques et connectiques.

Travail que l’on pourra qualifier d’intellectuel, l’oeuvre de Jean-Luc Ponty, qui rappelle celle de Jean-Michel Jarre, Mike Oldfield ou Karftwerk est une composante de la vague acide des années 80, qui consistait à jouer entre compositions électroniques, influences classiques et explorations modernes de la musique Jazz. C’est un nu-rock futuriste aux accents funk et aux mélodies acides et lancinées, que le violoniste de génie laisse derrière lui :

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