Journées Follement Marteau

Le mois d’avril a commencé sous une pluie d’enchères dans le monde du Marché de l’Art puisqu’on célébrait dans près de 70 salles de vente de France du 29 mars au 6 avril la dixième édition « des journées follement marteau ».

Organisée chaque année à l’initiative du Syndicat national des maisons de ventes volontaires (SYMEV), cette fête des enchères a pour but de faire découvrir le monde des salles de vente à un plus large public et de le sensibiliser au travail de virtuose mené concurremment par les commissaires priseurs et les experts.

Car une constation s’impose : encore trop peu de particuliers n’osent franchir le pas d’une salle de vente, persuadés dans la majeure partie que ce monde est réservé à un cercle réduit de professionnels et d’initiés.
Un rapide tour de table autour de nous permet de tirer un bilan sidérant : une grande partie pense que le droit d’entrée à Drouot est assorti d’un enregistrement, voire d’un prix d’entrée. Une autre partie avoue ne pas oser s’approcher des objets présentés, encore moins de déranger un expert pour avoir plus d’indications. Par manque d’information, ou d’aide le curieux est ainsi le plus souvent perdu, lâché dans la jungle des salles de vente sans aucune assistance.

Sans compter que le jour de la vente, entre le moment où le commissaire priseur lève son marteau et celui où il l’abat dans un bruit sourd en criant adjugé, ne s’écoule que quelques secondes. (Compter lors d’une vente aux enchères pas moins de quatre vingt lots à l’heure). Difficile ainsi pour un timide de réagir et de s’imposer dans le rythme effréné des adjudications.

Ces journées marteau offrent avant tout la possibilité d’expositions plus longues et sur un week end entier. Drouot était ainsi ouvert le samedi 5 et le dimanche 6 avril. Ce premier élément n’est pas négligeable car il offre pour beaucoup la possibilité de prendre du temps pour se rendre aux expositions des ventes. D’autres évènements étaient également de la partie : conférences, expertises gratuites, dégustations de vins, jeux pour les enfants…. L’idée étant de faire venir les familles ensemble et d’en faire une expérience collective à partager.

Cette année, les ventes étaient placées sous le signe de la gourmandise avec pour thème « un autre reg’ART sur la table ». Bibliothèques entières de livres de gastronomie et de recettes de cuisine, objets d’arts de la table, argenterie, vin, dessins d’artistes, plats signés étaient présentés au regard des visiteurs mais on trouvait également des ventes de vin, bijoux, tapis et 1001 autres merveilles.
Cet ensemble de festivités ont pour but de pousser le particulier à passer du temps au sein des salles d’exposition et de favoriser surtout le dialogue avec les professionnels du Marché de l’art.

Une jeune cliente a ainsi pu s’offrir une alliance pour son futur mariage. « Un vrai coup de cœur » sur un bijoux unique avec une histoire, un souvenir puisque c’est la première fois qu’elle achetait aux enchères. Le pas, elle l’a franchit grâce aux conseils de l’expert joaillier de la vente qui a su passer du temps, dimanche après midi pour lui expliquer les garanties et le sérieux de ses expertises ainsi que le déroulement de la vente aux enchères.
Car « le plus » incontestable des ventes aux enchères, c’est cette possibilité de dénicher l’objet rare, ancien, impossible à trouver en boutique et qui apporte à son acquéreur cette fierté de posséder un bien unique. Un parfait exemple cette Bague de Foi, bijou ancien par excellence chargé d’histoire, trouvé au hasard d’une vente aux enchères organisée à Biarritz par les études Carayol et Boisgirard Antoni.

Pour l’histoire, l’expert joaillier sur place, Annabelle Cukierman, expliqua que ces bagues atypiques étaient le symbole de promesses, de fiançailles ou de mariage. L’heureux acquéreur de ce lot précieux est reparti avec un bijou insolite, marque de l’union et peut être gage d’une nouvelle histoire d’amitié avec les salles des ventes…

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