Kamasi Washington, le saxophoniste le plus cool du moment

On pourrait dire de l’anglicisme « cool » qu’il est utilisé pour décrire quelque chose d’agréable, qui vous procure du plaisir, ou encore pour parler d’un élément absolument super, formidable. Enfin, on pourrait également dire, qu’il est le parfait adjectif pour décrire Kamasi Washington, ce saxophoniste que vous ne connaissez peut-être pas, et qui pourtant pèse, comme très peu de musiciens peuvent se vanter de le faire, dans l’univers musical américain.

Quand vous êtes saxophoniste, que vous n’avez pas 35 piges, et que sur votre CV vous étalez les collaborations avec : Herbie Hancock, Lauryn Hill, Nas, Snoop Dogg, George Duke, Flying Lotus, Kendrick Lamar, Quantic, Robin Thicke ou encore Raphael Saadiq, autant vous dire que, pour vous, la condition précaire de l’intermittent du spectacle n’est pas une chose dont vous risquez de faire l’expérience dans les prochaines années. Oui tous ces beaux noms et cette situation, c’est celle du génie Kamasi Washington.

Bon, les présentations terminées, veuillez nous excuser si nous passons sur les formules de politesses d’usage, mais il nous faut vous parler de la chose la plus dingue, à propos du roi du saxophone. Celui qui est souvent comparé à de grands noms de la musique, tels que Guru ou John Coltrane, sort en ce mois de mai, un album triple CD. Oui, vous avez bien lu, un triple album ! Qui plus est sur le label californien Brainfeeder, qui abrite notamment : Flying Lotus, Mr Oizo et Thundercat. Le projet s’annonce monumental : 32 musiciens, 20 chanteurs et un premier extrait, Re Run Home de quatorze minutes à vous faire transpirer un Inuit, nu, en plein hiver. Assurément, The Epic porte bien son nom. Aussi long qu’un péplum de Ridley Scott, aussi bon que cette bière fraiche que vous buvez, en été, à la terrasse du café, sous 35 degrés, cette œuvre monument s’imposera, à coup sûr, comme une pièce majeure de l’édifice du jazz contemporain.

On va essayer de ne pas trop passer pour des groupies, et vous laisser découvrir le travail de ce prodige californien, en vous faisant écouter Re Run Home. Si après ça vous ne foncez pas précommander The Epic, c’est que vous ne méritez pas mieux que Zaz et Kendji et là, on ne peut plus rien pour vous.

Crédits photo : Kamasi washington – Mike Park

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