Katrin Fridriks, Tilt, nos coups de cœur du YIA

Voilà, la quatrième édition du Young International Artists (YIA) art fair s’est close ce dimanche. Il est donc temps pour nous de revenir sur nos coups de cœur. Aujourd’hui on vous présente Katrin Fridriks et Tilt.

Alors que les artistes les plus renommés se partageaient, superbement, les allées du Grand Palais, à Paris, les jeunes pousses de l’art contemporain se sont, elles, retrouvées au Carreau du Temple, dans le marais. Ce lieu mythique, à taille humaine, vous permet d’aller à la rencontre des galeries qui vous expliquent, avec plaisir, le travail de leurs artistes, leur travail à elles, leur vision de l’art. Cette année a été, de nouveau, l’occasion de tomber sous le charme de différents artistes.

Katrin Fridriks, pour la galerie d’Hélène Bailly (Paris).

Exposée dans le monde entier, la native de Reykjavik, en Islande, passe son temps entre Luxembourg et Paris ; villes depuis lesquelles elle nous livre un travail assez conceptuel, en couleur, ou en noir et blanc. L’univers de sa peinture, de ses drippings, est à la fois inspiré par la terre d’Islande et toutes ses énergies, mais également par la calligraphie japonaise (comme en témoigne son acrylique « Good Luck runner n4 »). Mais si son travail sur les couleurs et les formes est assez incroyable, il faut également souligner l’attention portée au support de ses peintures. La profondeur, l’épaisseur, la taille des toiles de Katrin Fridriks, sont tout aussi réfléchies que ses compositions. Un vrai travail d’architecture, en somme. Un jeu sur les perspectives, également. Cet alliage entre l’abstrait de ce qui est peint et la dimension très concrète du support livre un résultat impressionnant.

Tilt, pour la galerie Wallworks (Paris).

C’est un 1988, que le natif de Toulouse a commencé à prendre ses bombes de peintures pour laisser sa création composer ses graffitis. Mais, c’est surtout depuis les années 1990 qu’on connait celui qui se proclame « fétichiste du graffiti ». Attention, ne lui dites surtout pas que c’est un « street artist », il vous répondra qu’il n’en est pas un. Tilt aime les lettres, aime le dessin, aime les courbes, le côté engagé, voire illégal de son art. Alors, que ce soit dans la rue, ou dans les galeries, comme celle de Wallworks, il peint des images avec deux niveaux d’appréhension. Tilt veut nous montrer que la forme générale de son « graff’ » a autant d’impact, signifie autant, que la composition complexe qui est derrière. Ainsi, il dessine : une grenade, un extincteur, le drapeau chinois, etc. ; le tout formé à partir de lettres, de mots en « buble letters ». Son autre spécialité est aussi de peindre des objets de notre quotidien, comme « Panic Restrooms » dans une multitude de couleurs, de coulures, de lettres tout en courbes. En bref, Tilt, c’est une vision unique du graffiti.

Pour conclure, on ne saurait que trop vous conseiller de vous rendre chez Hélène Bailly au 38, rue de Seine, dans le 6e arrondissement ou au 25, quai Voltaire, dans le 7e. Sans oublier la galerie Wallworks, située au 4 de la rue Martel, dans le 10e arrondissement.

 

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