Keiya, la voix de l’Illinois

Musicalement, le mois de février a été riche en promesses, pour l’année 2015 et pour les suivantes. La qualité des nouvelles productions, ainsi que l’émergence de nouveaux talents, ont lancé pour de bon l’année musicale. Dans cette euphorie, l’amie Keiya, un nouveau talent de la riche scène underground de Chicago et squatteuse du Son du Jour, nous a offert son premier EP, sobrement nommé “Work“.

A Chicago, qu’il s’agisse de la house avec Frankie Knuckles, du jazz avec les arrivées de King Oliver ou Louis Amstrong, du hip-hop avec Kanye West, etc. la musique noire américaine a fait figure de fondement culturel. Pour Keiya, elle qui représente la scène underground de la capitale de l’Illinois, cet héritage constitue une fantastique base de travail. Il est aussi intéressant de noter que ces trois influences musicales se retrouvent dans les productions de cette ex-saxophoniste et fan de jazz. Mais, limiter sa musique à un seul style ne convient pas à Keiya. Elle veut plus, elle veut faire sa propre musique, une création très directe, pas de grandiloquence à l’américaine. Ce qu’il faut, c’est que la musique vous touche directement, sans artifice, sans filtre. Du coup, elle se met à bosser dur, et produit elle-même son premier EP, “Work“.

On retiendra de cette première brève production (l’EP ne fait que cinq morceaux) la qualité des musiques. L’objectif est atteint. La musique est très épurée, mais reste chaleureuse, et s’appuie sur des beats qui ressemblent aux battements d’un cœur. Pas d’artifice non plus quant à la voix de la pensionnaire de la Windy City, qui monte tendrement dans les aigües.
A la manière d’un homme-orchestre, ou plutôt d’une femme-orchestre, Keiya s’est occupée de tout pour cet EP : des textes, de la production, de l’enregistrement, du mixage. Absolument tout ! Hormis sur “Baby” où son compère Khallee lui a prêté sa plume.

Bon, vous l’aurez compris, “Work” c’est court, mais “Work” c’est bien, c’est même très bien ! Le mieux, c’est que pour la modique (pour ne pas dire ridicule) somme de 3 $, sur ce lien vous pouvez vous procurer cette petite douceur hivernale. Le bonheur, non ?

Photo : Keiya – Work cover- Facebook

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