Killer Joe

Voilà un bon moment que je n’avais pas ressenti un tel plaisir au cinéma. Il est devenu bien rare par les temps qui courent, de sortir de la salle obscure tout abasourdi par la quantité de sentiments accumulés pendant près de deux heures.

William Friedkin qui n’avait pas réussi à me faire vibrer avec son célébrissime Exorciste (1974), a réalisé d’une main de maître ce nouveau long métrage. Nous pouvons parler ici de “grand retour”

Pour nous situer dans l’action, voici un court synopsis qui ne révèle que le quart du contenu du film : un père et son fils complotent contre la mère afin de pouvoir empocher l’argent de son assurance vie. Ils engagent Killer Joe, un homme à double facette : policier le jour, assassin la nuit.

Ceci est une situation peu exercée au cinéma et encore moins de cette manière. Juno Temple dans le rôle d’une petite sœur pommée, fragile voir même idiote monopolise l’écran de manière éclatante. Quant à Matthew Macconaughey ici dans le rôle de Joe, qui a été jusqu’à présent considéré comme un acteur “lisse” démontre qu’il peut s’épanouir dans un rôle cru, interprétant scène d’inceste, de viol tout en jonglant avec de l’humour noir. Il se laisse aller dans les extrémités de son image de gentil garçon romantique.

Killer Joe est un film contemplatif qui ne laisse pas indemne.

Mélody

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