La Galerie Thaddaeus Ropac s’invite chez Art Basel à Hong Kong

Du 15 au 17 mars, la Galerie parisienne Thaddaeus Ropac participe à cette nouvelle édition d’Art Basel qui a lieu à Hong Kong. Pour les curieux, elle possédera le stand 1D12 !
Au menu : Ilya & Emilia Kabakov, Yan Pei-Ming, Daniel Richter, Antony Gormley, Tony Cragg, Lee Bul, Gilbert & George, Not Vital, James Rosenquist et Georg Baselitz, des grands noms de l’art contemporain. Peintres ou sculpteurs, Art/ctualité fait les présentations.

Commençons avec le couple phare de cette exposition, à savoir le duo russe Kabakov qui expose deux toiles inédites intitulées Two Fragments On the Background of Cloudy Night (2014) et Two Fragments On White (2014) et inspirées directement du travail d’Ilya, spécialement de ses souvenirs des années 50. Si le nom vous semble familier, c’est normal : Ilya et Emilia Kabakov ont exposé lors de Monumenta, au Grand Palais en 2014 et ont représenté la Russie lors de la Biennale de Venise en 1993.

On continue avec le peintre portraitiste chinois Yan Pei-Ming, qui s’amuse à mêler dans ses toiles mythique, politique et autobiographie et ne travaille que sur formats immenses en créant des saturations de noir, de gris, de blanc et parfois de rouge. Parmi ses inspirations on compte Mao, Coluche, De Villepin ou encore Obama et il présentera chez Art Basel deux nouvelles toiles dont le célèbre Autoportrait for a dollar.

Le peintre allemand Daniel Richter présente The Escapist (2010), toile énigmatique qui reprend les thèmes chers au peintre : lumière artificielle, lignes géométriques figuratives, culture érudite liée à la contre-culture des années 1980. Ici, son œuvre de distingue de par son style très graphique et son inspiration d’Odilon Redon et Félix Valloton, notamment.

Même si on ignore encore quelle œuvre sera présente sur le stand, Antony Gormley, sculpteur britannique, sera bel et bien de la partie. En s’intéressant à une exploration en profondeur du corps comme espace de mémoire et de transformation, l’artiste tente ainsi de raviver l’image de l’homme moderne. Ses œuvres sont entrées dans les plus prestigieuses collections d’art contemporain au monde comme la Tate Gallery ou encore le Centre Pompidou.

Le sculpteur britannique Tony Cragg est également de la partie ; héritier des nouveaux réalistes, du néo-dadaïsme ou encore du pop art, il réalise de grandes compositions où le volume prédomine, et s’affirme. Dans certaines de ses œuvres, il s’est amusé à jouer avec les objets rejetés par le monde industriel, leur donnant ainsi un nouvel aspect, une nouvelle vie, ce qui l’a amené à les empiler selon leur taille, leur matériau ou encore leur couleur. Les visiteurs auront le loisir de venir contempler une impressionnante sculpture de 2,60m de haut intitulée Elliptical Column (2013).

Lee Bul, sculptrice coréenne est également une invitée de la célèbre foire, mais qui se démarque de ses compatriotes. Tout d’abord, notez qu’elle a été exposée (et seulement en 2015!) au Musée d’art Moderne de Saint-Etienne, au Tri Postal de Lille et au Palais de Tokyo. Même si elle revendique ouvertement son inspiration de Bruno Taut, célèbre architecte allemand, elle aime jouer sur les installations qu’elles crée avec de gigantesques sculptures suspendues. Le stand accueillera Titan (2013), qui est une interprétation personnelle de la légendaire figure issue de la mythologie grecque.

Le mythique couple formé par Gilbert Prousch et George Passmore sera présent sur le stand avec une image intitulée Halt (2013) qui invite le spectateur à prendre le temps de s’arrêter, de « faire halte » pour regarder leur travail de plus près, issue de la série Scapegoating Pictures qui s’intéresse à la ségrégation dans notre société actuelle. Le travail de ce tandem s’axe principalement sur l’observation de tous les changements survenus dans l’est de Londres et d’une manière plus générale, dans la vie urbaine.

L’artiste suisse Not Vital fera partie du jeu. Sa particularité est de travailler « plastiquement parlant » des matériaux dits nobles comme le bronze, l’argent ou encore le marbre. Ses œuvres cherchent à se questionner sur la représentation de l’espace à travers ses différents pays d’adoption (Niger, Chine, Egypte) ou sa région natale.

L’avant-dernier de cette sélection est le peintre américain James Rosenquist. Ancien peintre publicitaire, il s’en inspire et travaille sur de très grands formats, toujours très colorés qu’il considère comme des « fragments de réalité ».

Enfin, on termine avec Georg Baselitz, peintre et graveur allemand qui fut assez subversif, représentant dans une de ses œuvres un homme se masturbant… Par la violence de ses couleurs, il fait le choix d’un réalisme expressif et excessif et travaille avec une grande liberté formelle, une certaine radicalité dans ses choix. Mais il est également sculpteur et graveur et travaille le bois à la hache ou à la scie, continuant de faire scandale avec ses modèles.

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