La Légende du Roi Arthur, entre épopée chevaleresque et romance

Au premier abord, la comédie musicale « La légende du Roi Arthur » fait penser à un divertissement pour enfants. Ou pour personnes âgées. Une vieille légende mise au goût du jour, des paroles simples pour toucher un large public, une fin heureuse qui met tout le monde d’accord,… Et pourtant. Depuis son arrivée sur la scène du Palais des Congrès de Paris, le spectacle fait salle comble à chaque représentation.

Tout commence avec l’épée Excalibur, prise au piège d’un bloc de rochers. Le jeune Arthur, simple écuyer, devient roi d’Angleterre en parvenant à la dégager de la roche. Pour lui commence un long voyage d’initiation qui lui permettra d’endosser le nouveau rôle qui s’est imposé à lui. En cours de route, il se marie à Guenièvre, la jeune femme d’un châtelain qu’il sauve d’une insurrection. Il doit aussi gérer sa demi-sœur Morgane, qui cherche à se venger de lui par tous les moyens possibles. Le tout forme une vaste épopée chevaleresque teintée d’une bonne dose de romance.

Une histoire d’amour à l’eau de rose

Si l’ensemble de la comédie musicale apparaît soignée, cela n’empêche pas quelques incohérences. A commencer par l’intrigue qui ne tient pas la route. On passe d’un début prometteur, agrémenté de combats et de vengeance, à une banale histoire d’amour. Pour résumer, Arthur devenu roi manifeste rapidement davantage d’intérêt à sauver son couple plutôt qu’à sauver son pays en guerre. Guenièvre, après avoir été séduite par le roi, tombe en effet follement amoureuse de Lancelot, l’un des chevaliers de la Table Ronde. Ils se voient un temps dans l’ombre des alcôves avant que leur secret ne soit éventé. Conséquence de quoi, Arthur doit décider quoi faire de cette femme adultère et de ce valet infidèle.

Aux commandes de cette superproduction se trouve Dove Attia. Celui qui a déjà participé aux comédies musicales Le Roi Soleil, Mozart l’Opéra Rock ou 1789 Les amants de la Bastille revient cette fois-ci avec l’épopée magnifiée des chevaliers de la Table Ronde. Des danseurs portant armures, boucliers et épées ; de jeunes nymphes aux robes blanches toutes en volutes ; des décors de châteaux forts et de bataille,… Tout est fait pour en mettre plein la vue. Le spectacle se caractérise notamment par une interaction très aboutie entre l’enchainement des scènes et les animations numériques qui défilent sur les grands écrans derrière la scène.

Des comédiens talentueux

Sur scène, une vraie complicité se fait ressentir entre les acteurs. A commencer par les deux rôles principaux : Arthur, interprété par Florent Mothe, et Guenièvre, endossée par Camille Lou. Les deux comédiens, qui ont déjà fait leurs preuves dans le monde de la comédie musicale, le premier dans Mozart l’Opéra Rock, la seconde dans 1789 Les amants de la Bastille, offrent une prestation de qualité. Les chansons, aux paroles simples mais intelligibles, concourent au déroulement de l’intrigue et n’apparaissent pas à brûle-pourpoint.

A noter également, les prestations de Lancelot, alias Charlie Boisseau, et de la demi-sœur maléfique Morgane, interprétée par l’improbable Zaho. La jeune algérienne a composé une partie des musiques de la comédie musicale, qui se caractérisent toutes par des intonations celtiques et pop donnant de la vitalité à l’ensemble du spectacle. Malgré les préjugés enfantins de cette comédie musicale grand public, force est d’avouer qu’on y passe un moment doté d’une bonne part de féérie.

Crédits : tf1.fr

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