« La Mise au Poing » de Davodka

Le 10 décembre dernier, Davodka sortait La Mise au Poing. On a écouté ça pour vous.

Certaines personnes essayent, en vain, de nous faire écouter Louane jusqu’à ce qu’on trouve ça bien (on ne balancera pas le nom mais il fait des « Top 5 »). Mais, tel Hubert Bonnisseur de La Bath, jamais nous ne céderons fasse à la barbarie ! Pourtant, vu l’actualité musicale récente, on a bien failli se rabattre sur la petite chanteuse de Michel Sardou qui fait des selfies avec Nikos. Bon, on s’arrête là, elle n’a rien demandé la pauvre. Du coup, venons-en au sujet principal de cet article : Davodka a sorti son album. On a écouté La Mise au Poing. On vous raconte.  

Soyons honnêtes, lorsqu’on s’est attelé à la tâche d’écouter l’album d’un mec qui a pour pseudo Davodka, l’apriori était fort. Oui, ça ressemble plus à un nom de profil Caramail ou MSN Messenger, d’un mec de 15 piges, qui se prend pour le plus gros thug du bahut, parce qu’il a déjà bu une vodka-orange et qu’il a piqué la carte d’identité de son grand frère pour se payer une bouteille d’Eristoff dégueulasse. Mais, on doit bien l’avouer, on a été agréablement surpris. 

Si les textes sont encore un peu faibles, parfois bancals et un peu faciles, le reste est de qualité. On commencera par vous parler des instru’. On retrouve souvent des sons qui rappellent le rap de la fin des années 90 et du début des années 2000, auxquels il faut ajouter une subtile utilisation du sample. Pour ce qui est du flow, il est plutôt pas mal, mais surtout c’est le début de parole fou qui nous a impressionnés. Le tout est enrobé par une énergie, parfois une rage, totalement folles et qui vous force à écouter ça avec conviction. Enfin, on retiendra le clip aux images très fortes, Le Couteau dans la paix, qui illustre parfaitement toute la puissance de l’artiste. 

Vous l’aurez compris, La Mise au Poing de Davodka ne vous sera pas vendu ici comme « album de l’année » comme on peut vous le dire 37 fois par an. Mais, on le rangera dans nos bonnes surprises. Une bonne surprise qui rappelle quelque peu le projet L’Affaire, tristement éphémère. 

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