La peinture comme soulagement – Pascal Vilcollet

J’ai découvert cet artiste lors du YIA. J’ai ensuite eu le plaisir de voir son exposition à la Galerie Valérie Delaunay.
Ce qui attire immédiatement le regard c’est l’accumulation de motifs, de couleurs, de formes dansants sur les toiles. La peinture semble furtive, en plein mouvement. Une certaine animalité se dégage de ses créations. Le regard file d’un point à un autre, sans jamais s’arrêter. On ne peut presque pas décrocher les yeux, si ce n’est pour contempler une autre œuvre. On se lance dans une course effrénée, on veut tout voir, tout saisir, tout comprendre.
Les œuvres sont de grand format, la création est donc physique, mais l’intensité qui se dégage, et la touche brutale donnent encore plus de corps aux créations de Pascal Vilcollet.

Ses derniers travaux fonctionnent comme un journal intime. Pascal peint pour mieux se comprendre, mieux se trouver, pour mieux évoluer. Il construit comme un portail vers sa propre réalité, il nous donne accès au monde tel qu’il se l’imagine, tel qu’il le vit. Il explique qu’il travaille vite, afin de coller le plus possible à ce qu’il ressent. Un peu comme s’il souhaitait photographier un souvenir, quelque chose qui n’est présent que dans son esprit. Voilà pourquoi abstraction et réalité se mêlent subtilement au sein des compositions. Tout est mis en tension. On ne sait pas si, c’est quelque chose qu’il a magnifié, qu’il a représenté tel quel, ou si tout est inventé. On est perdu, perplexe, et pourtant il nous en faut encore, c’est envoutant.

Dessiner est pour Pascal Vilcollet, quelque chose de logique. Il expose de nombreuses fois à Paris, réalise des commandes publiques pour Paris, mais également Moscou. Cet artiste travaille depuis peu dans un atelier en banlieue parisienne, une occasion de travailler le grand format de façon plus poussée encore. Je vous conseille vivement d’aller voir son travail !

Crédits Photos : Valérie Delaunay & Pascal Vilcollet

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