La photographie en 100 chefs-d’œuvres

Harry Callahan - Eleanor

 

Harry Callahan, Eleanor, Chicago, 1949

Dans le cadre de Paris Photo et du Mois de la Photo, La BnF (Bibliothèque nationale de France) expose 100 photographies provenant de ses collections. Les commissaires d’exposition, Sylvie Aubenas (directeur du département des Estampes et de la Photographie de la BnF) et Marc Pagneux (expert et collectionneur) proposent un parcours ni chronologique ni thématique. C’est à nous spectateurs, de créer des liens esthétiques ou poétiques entre les différentes images.

Il n’y a pas de hiérarchie entre les photographies : on reconnaît des grands noms de la photographie tels qu’Eugène Atget, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Félix Nadar, Diane Arbus, Brassaï, André Kertesz, Henry Fox Talbot, Gustave Le Gray, des écrivains tels que Zola, Victor Hugo mais aussi des photographes moins connus, des amateurs, ou des photographies anonymes. La BnF expose une sélection de photographies d’une grande diversité, tant du support que du sujet représenté. On y trouve aussi bien des portraits, que des paysages, des natures mortes, des nus, mais aussi des décors de film, des photos de presse, des photos reportage, des affiches…

Finalement, ce qui fait tout le charme de l’exposition, c’est de voir à quel point la photographie ne cesse de se chercher, de s’explorer, de se découvrir. C’est sans doute cela qui fait le lien entre les différentes photographies de l’exposition. Chaque photographie est unique, et il faut l’apprécier en tant que telle, mais elles ont toutes cela en commun qu’elles expérimentent quelque chose de nouveau. On peut dire qu’il s’agit d’un art qui se réinvente constamment, que ce soit à l’époque du daguerréotype ou du calotype ou des débuts de la photo en couleur, mais également chez des artistes plus contemporains. Les photographes jouent avec la technicité du medium : le cadrage, le montage, le temps de pose de la photo, certains grattent la photo et y intègrent de la couleur. On ne cesse de s’étonner, de s’émerveiller devant chacun de ces chefs-d’œuvre.

« Les chefs d’œuvre ont un niveau, le même pour tous, l’absolu. Une fois l’absolu atteint, tout est dit. Cela ne se dépasse plus. L’œil n’a qu’une quantité d’éblouissement possible.» (Victor Hugo)

 

Etienne-Jules Marey - Saut long et élevé

Etienne-Jules Marey, Saut long et élevé, 1882

 

henri cartier bresson - valencia

Henri Cartier Bresson, Valencia, 1933

 

 

Drtikol - Mother Earth

Drtikol, Mother Earth, 1930

 

 

Arturo Bragaglia - L’éventail

Arturo Bragaglia, L’éventail, 1928

 

 

Baldus - La Ciotat

Baldus, La Ciotat, 1859

 

 

Sara

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