La possibilité d’une exposition : Houellebecq x le Palais de Tokyo

L’écrivain à la parka verte sera l’invité, le temps d’une exposition, du Palais de Tokyo à Paris. Rester vivant, sera vue comme une immersion totale dans son univers, une mise en scène produite par ses soins pour l’été 2016. Présentée, non pas comme une exposition centrée sur l’auteur, mais « inventée par lui » comme l’a précisé Jean de Loisy le président du Centre d’Art Contemporain. Ce parcours inédit pourrait être vu comme une performance de l’auteur: photos, installations sonores et vidéos, tout sera mis en oeuvre pour se rapprocher au plus près du monde tumultueux de l’écrivain.

Toujours aussi critiqué, après ses dérapages médiatiques autour de l’islam et de la prostitution, Michel Houellebecq passe toujours pour un personnage médiatique incontournable de la scène française. Comme le dit à juste titre Pierre Adrian du Figaro, « expositions, enquêtes (sur lui), télévision…Même lorsqu’il ne semble pas écrire Houellebecq reste vivant ». Pour le grand public, cette collaboration entre l’écrivain et le Palais Tokyo sera certainement une formidable occasion de se faire une idée un peu plus précise, peut-être un peu plus intime, sur cet homme qui peut déclencher tant de passions avec si peu de mots.

Le « partenariat » entre écrivain et institutions culturelles n’est cependant pas nouveau. En 2006 la BnF avait déjà organisé une exposition autour de l’univers de Michel Butor, une des figures du Nouveau Roman. Même si par le passé de tels rapprochements ont pu se faire, il est rare qu’un « polémiste » devienne commissaire d’exposition, mais dans le cas du Palais de Tokyo c’est un pari que l’institution est presque certaine de remporter grâce à l’emballement médiatique que l’exposition va susciter. N’oublions pas cette formule magique du monde de l’art : polémique+médias = public élargi et retombées financières importantes.
Affaire à suivre.

Sources et crédits photographiques : Le Monde/Le Figaro/Les Échos/Les Heures Perdues.

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