La Smithsonian expose une œuvre d’une ville menacée par l’EI

La Smithsonian souhaite sensibiliser le monde de l’art sur les destructions perpétrées par Daesh en Syrie.

La Smithsonian a acquis en 1908 un buste funéraire finement gravé. Cette œuvre provenant de la Syrie sera exposée, sur le long terme, afin de souligner la gravité des destructions organisées par l’EI. L’œuvre représente une femme aristocrate, et date de 231 après J.-C. Elle est le symbole même de la cité flamboyante et luxuriante qu’était Palmyre.

Les soldats de l’Etat Islamique assurent détruire toutes les statues, sculptures et autres reliques se trouvant à Palmyre. Ville jusqu’alors un des sites les mieux conservés de la région.
Des officiels en Syrie ont expliqué que pour le moment les forces de l’EI n’auraient pas touché aux monuments et aux statues, qu’ils considèrent comme des idoles religieuses. Mais cela ne saurait tarder…

La Smithsonian, en exposant cette pièce, veut prouver à quel point il est crucial de protéger le patrimoine syrien, car il n’est pas seulement l’histoire de la Syrie, mais celle de l’humanité. Julian Raby, le directeur des galeries Freer et Sackler à la Smithsonian Institution, a déclaré que « dans le bouleversement actuel en Syrie et en Irak, chaque pierre, arc, relief sculpté joue un rôle historique crucial ».

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