La voix, la soul et Cee-Lo Green

Neuf années sont passées. Il y a plus de 3280 jours,  la voix du groupe Gnarls Barkley prenait une allure d’encre de chine dans le clip du titre Crazy. Entre temps, Thomas Callaway a été nommé juré de l’émission The Voice aux Etats-Unis, Bruno Mars lui a composé le titre Fuck You, et il a sorti deux albums solo : The Lady Killer et Cee-Lo’s Magic Moment. Comme vous pouvez le voir, il se bouge plus que Dylan, allongé dans un hamac, en train de draguer des filles dans une usine de silicone. Progression dans la carrière ? Atteindre le sofa sur lequel Kadaxia (c’est ce genre de prénom) tente de terminer son sudoku sur une grille de mots fléchés.

Un nouvel album qui fait ziiiii-zir (ne me jugez pas)
La semaine dernière sortait le nouvel album de Cee-Lo Green donc, Heart Blanche, une nouvelle qui fait du bien, et prouve qu’il reste quelques rayons de soleil, malgré la recrudescence de vendredi 13, qui ont pris la mauvaise habitude de s’incruster partout, même les lendemains de week-end. Ce sont 15 morceaux remplis de références que nous sert le natif d’Atlanta, une voix haut perchée et tellement reconnaissable que votre platine vinyle est à deux doigts de gigoter, et de vous dire haut et fort que vous achetiez n’importe quoi auparavant (oui nous parlons entre autre de n’importe quelle œuvre de Keen V).

Influences, références, hommages et ratons laveurs
Si la soul est toujours au rendez-vous, Heart Blanche, s’immisce de temps à autre aux frontières de la pop, et l’on peine à retrouver les sonorités funk que nous avions sur les morceaux précédents. Cependant, si l’instrumentalisation sonne quelquefois, un peu trop « artificielle » (on veut des instruments, des vrais et pas de batterie programmée sur l’ordinateur de Jean-Jacques), le résultat est bien présent. Malgré tout, il faut admettre qu’il a le mérite d’être original, quelques accords de septième au piano sur un beat électro ça a toujours son charme !

Finalement c’est un album complet, et surtout un album qui n’est pas répétitif. Entre le titre Mother May I qui rappelle Terence Trend D’Arby, ou son bel hommage à l’acteur Robin Williams, nous ne pouvons qu’être comblés. Mention spéciale à la piste 2 East.1980, qui est le morceau parfait pour mettre en avant la voix de Cee-Lo. Il y a du groove, et il y a même du blues avec un titre nommé sobrement Ceelo Green Sings The Blues, j’étais à deux doigts de faire l’amour dessus mais je n’avais pas de partenaire mis à part mon labrador Biggie… le labrador va bien.

En attendant la tournée française, profitez de l’album, retrouvez les mélodies qui font références à des standards et faites attention à vous.

Crédit Photo : lasvegastribute.net

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