L’art et les œufs dans le même panier !

Le 26, 27 et 28 mars 2016, Pâques est à l’honneur au château de Vaux-le-Vicomte. Gagner des œufs chocolatés Léonidas, ça vous tente ? C’est la récompense qui vous attend au terme d’un jeu de piste sur le thème du voyage où seront disséminés des œufs au cœur du jardin à la française dessiné par Le Nôtre. Au programme, la découverte des traditions pascales en Angleterre, Allemagne, Slovaquie, Ukraine et au Québec ; des animations familiales et des ateliers pour les gourmands.

Mais ce n’est pas tout, le château de Vaux-le-Vicomte renoue pour l’occasion avec la tradition mécène des arts puisque six artistes internationaux créeront publiquement leurs œuvres ovoïdes au sein même du château. En effet, bien avant l’ère chrétienne, les œufs étaient peints en rouge par les druides en hommage au soleil. Pour ce qui était des rituels païens anglo-saxons, on donnait des œufs colorés en offrande à la déesse Eostre. Le Roi Louis XIV distribuait l’œuf recouvert de feuille d’or à sa cour. L’idée de la préciosité de l’œuf s’est renforcée au XVIIIème siècle, inspirant de grands artistes tels que le tsar Alexandre III ou Peter-Karl Fabergé. L’élan créatif et baroque revient pour cette belle occasion, soutenu par Aleksandra Smilek, directrice de la galerie Jed Voras.

Seront présents Mina Hamada, dont le travail d’improvisation bascule entre des influences d’Orient et d’Occident ; Djamel Oulkadi, artiste mathématicien travaillant autour des fractales et de l’abstraction arabo-musulmane ; Otezki, influencé par la culture slave et les représentations folkloriques, qui mêle l’animal à l’urbain ; Charlotte L’Harmeroult qui travaille autour de l’évanescent, de l’invisibilité des émotions humaines ; Vincent Habadie Hafez qui fait revivre les voix de nos ancêtres en mêlant l’art de la calligraphie à la peinture, et Kashink qui questionne nos identités au moyen de personnages protéiformes dans une esthétique païenne, historique et folklorique.

On va se régaler !

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