Le Bataclan : d’Offenbach à Kendrick Lamar et au-delà…

Retour sur 150 années de folies douces dans une des salles parisiennes les plus mythiques

Lorsqu’Offenbach créa en 1855 au Théâtre des Bouffes Parisiens sa chinoiserie musicale Ba-ta-clan, il ne se doutait certainement pas que, pour la culture contemporaine et populaire, ce nom serait encore connu de tous en 2015. Bien que pour la majorité des personnes, ce terme symbolise davantage la salle parisienne que l’œuvre du compositeur et violoncelliste franco-allemand en elle-même. Mais que voulez-vous ? Ce n’est pas donné à tout le monde d’être le créateur d’un lieu classé monument historique et qui existe depuis 150 ans.

On vous emmène dans un siècle et demi de folie douce et de culture en tout genre
On n’emploie pas ici le terme « folie » sans raison. Le Bataclan, c’est avant tout un lieu inclassable. Il a vu naître des artistes, en a confirmé certains et célébré d’autres. Il vous a permis de découvrir des jeunes talents, tout comme d’assister aux shows de vieux briscards qui ont déroulé du câble. Ainsi, on retrouve, pêle-mêle, dans le line up historique de ce lieu mythique : les regrettés Lou Reed et Alain Bashung, les pionniers du rap français IAM et NTM, le groupe préféré de ta mère aka Téléphone, les rois de la culture pop Snoop Dogg et Stromae, ou encore l’héritier du trône américain du hip-hop Kendick Lamar. Cette liste oublie évidemment une tonne d’artistes incroyables, on s’excuse déjà par avance si on n’a pas mentionné votre chanteur, chanteuse, ou groupe préféré. A moins qu’il ne s’agisse de Keen’V. Dans ce cas, l’oubli de notre part est sûrement volontaire.

Mais le Bataclan ce n’est pas que de la musique, c’est aussi de l’humour. Et au fur et à mesure des années, il y en a eu pour tout le monde et pour tous les goûts. Ça allait du précurseur Jamel Debbouze, au proche de sa sœur Dany Boon (petite blague sur les ch’tis, sans méchanceté, mais tout en sonorité), en passant par le président de la lourdeur Jean-Marie Bigard.

Malgré ces petites feintes à l’intention de certains artistes, ce que nous voulons montrer, c’est que chacun a pu trouver au Bataclan l’artiste qu’il lui fallait pour passer une bonne soirée et renforcer son lien avec la culture. On se souvient notamment d’avoir vécu personnellement un concert absolument timbré de Jimmy Cliff qui sautait dans tous les sens à plus de 60 piges, rien que ça. Un grand moment !
Certes, le Bataclan ne rouvrira pas tout de suite. Certes, il ne sera pas facile d’y retourner. Mais, pour reprendre l’immense Buzz l’Eclair, ouais on se fout pas de votre gueule, le Bataclan, quand il s’agit de culture, ira toujours « vers l’infini et au-delà ».

Crédit photo : Le Bataclan – utopia-paris.com

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