Le coup de Pouce du mélomane #10

A quoi bon ? A quoi bon vous parler de musique lorsque Kendji Girac vend plus 700 000 albums ? Certains d’entre vous, cachés derrière leurs écrans, sont peut-être d’éminents acteurs de cette décadence artistique. Sachez que le succès n’est pas synonyme de qualité, la preuve, suis-je connu du grand public ? Une semaine sans coup de pouce et vous voilà déjà tous déboussolés, si ce n’est pas le cas, faites au moins semblant histoire de me faire plaisir. Aujourd’hui nous nous intéressons à un style musical ultra méga giga connu : le jazz.

Le jazz ce n’est pas seulement la musique dans les Aristochats. Non, le jazz c’est la rencontre, le mélange, le métissage, deux corps qui se touchent sensuellement, puis qui s’agrippent violemment sur une table, déchirent leurs vêtements en hurlant puis….hem…j’ai dérivé.
Le jazz est une idylle entre le folklore africain, qui a notamment inspiré la culture afro-américaine (évidemment), et la musique européenne. C’est une hybridation nette donc, comme la plupart des styles musicaux post XVIIIe siècle. Il naît à la fin du XIXe siècle à partir du blues, du ragtime et du negro spiritual. Le sud des Etats-Unis en est le berceau, et peu à peu, le jazz parvient à se définir.

Le blues est un genre musical dérivé des chants de travail de la population afro-américaine. En gros au lieu de se plaindre, on chante en ayant toutefois un seum intense. Le ragtime quant à lui est issu du style cake-walk, une danse populaire en provenance de la Virginie. Ajoutez le negro spiritual, le chant des esclaves noirs ancêtre du gospel, à notre cocktail et nous obtenons…le jazz.

Il se caractérise par une utilisation rythmique très spécifique, et relative au swing, c’est-à-dire au balancement. Par ailleurs, on note qu’une grande place est laissée à l’improvisation instrumentale à partir d’un système tonal spécifique. L’époque des Big band proposaient des mélodies préétablies, et les improvisations s’effectuaient dans la composition elle-même. Dans les années 40, le bebop va démocratiser l’improvisation dans la mesure où les formations seront plus petites, le tempo sera plus rapide et les accords bien plus nombreux.

Saxophone, trompette, trombone, clarinette, piano, guitare, contrebasse et percussions se répondent et participent à la création de nombreux sous-genres tels que l’acid jazz, ou le jazz manouche, voire des styles dérivés comme la bossa ou encore le funk.

Crédit photo : tarragonmalta.com

Les commentaires sont fermés.