Le coup de pouce du mélomane #11

Deux semaines sans le coup de pouce du mélomane, c’est beaucoup et inacceptable. Avant de commencer je voudrais présenter mes plus sincères excuses, et je veux vraiment peser mes mots, mes plus sincères excuses donc, pour avoir pris la place de parking de Jean-Jacques samedi dernier. On a vraiment passé une bonne soirée alors enterrons la hache de guerre. Avant que vous ne vous affoliez, ceci est bien évidemment une petite blague, je ne traîne pas avec des types qui s’appellent Jean-Jacques, je n’aime ni les vieux, ni les hipsters.

Je sais que je vous ai manqué, puisque la majorité de vos rendez-vous amoureux s’est soldée par un échec cuisant, et le rangement du préservatif caché dans la poche arrière de votre jean dans la petite boîte prévue à cet effet. Bref, vous n’avez pas réussi à transformer l’essai parce… Et bien parce que vous n’aviez pas grand-chose à dire. Mais mettez-y du vôtre enfin !

On ne dit pas à une jolie rousse « Haha des barres tes veuch » mais plutôt « Savais-tu que le grand compositeur Antonio Vivaldi était surnommé il Prete Rosso du fait de sa chevelure rousse, la plupart des vénitiens ne le connaissait d’ailleurs que sous ce surnom. Quand je te vois je pense à une œuvre musicale magnifique, c’est étrange non? ». On ne dit pas non plus « Je peux dormir chez toi samedi soir, mais je dois regarder le multiplex avec des potes, c’est la dernière journée du championnat ça ne se rate pas! » mais plutôt « J’avoue que je préfère pratiquer plutôt que de regarder le sport à la télévision, c’est un étrange rapport au corps, d’ailleurs savais-tu que l’hymne officiel de la ligue des champions est une œuvre interprétée à l’occasion du couronnement des nouveaux souverains du Royaume Uni ? Elle s’inspire de l’œuvre d’Haendel « Zadok the priest ».

Bon j’accepte vos erreurs, et m’en vais de ce pas vous donner quelques clés. Oh mais quelle coïncidence ! Le thème musical du jour est justement : les clés.

En musique (oui parce qu’on ne parle pas de badminton), la clé est un signe spécifique indiqué au début de chaque portée pour préciser le nom des notes. La portée, ce sont les cinq lignes horizontales qui « portent » les notes. Ne confondez pas avec les lignes des tablatures sur lesquelles sont inscrits des chiffres. Dans ce cas, les lignes figurent les cordes de l’instrument. Au passage, le premier ou la première qui me sort « clé de 12 », ou « clé de bras », je ne sais pas ce que je lui fais, mais je lui fais quelque chose.

Une note posée au même endroit sur la portée sera différente selon la clé. Par exemple, un DO en clé de sol correspond à un MI en clé de fa. Ah oui, parce que le nom des clés c’est pas kiki, popol, zlatan ou pépito. S’il existe environ 7 clés, nous allons simplifier les choses parce qu’il n’existe que trois dessins de clé: la clé de sol, la clé de fa et la clé d’ut.

La clé de sol est réservée aux notes aigües d’où le terme anglais « treble clef ». C’est la clé de la guitare, de la flûte, du hautbois, et surtout celle que vous devriez connaitre si vous aviez un minimum de culture générale.

La clé de fa est réservée aux notes graves, c’est une « bass clef » relative à la main gauche des pianistes (qui se la racontent, parce qu’ils lisent deux clés et mettent des queues de pie). Le tuba et le violoncelle l’utilisent également.

La clé d’ut, ou clé de do (on utilise seulement l’expression clé d’ut) est moins courante. On la trouve dans les chorales avec des chœurs en trois clés d’ut.
Voilà pour ce retour, on va y aller lentement mais surement, et on se retrouve la semaine prochaine avec quelque chose d’extrêmement intéressant. Oui, j’aime le teasing. Si vous souhaitez prendre des cours de musique ça peut s’arranger, parce que je suis un peu ric rac en ce moment, je vais laisser mes coordonnées très bientôt.

Crédit photo : rodeur.info

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