Le coup de Pouce du mélomane #4

N’importe qui aurait du mal à se remettre de ses émotions après le Daufunk festival, votre mélomane préféré n’est pas l’exception qui confirme la règle….Quelle dingueriiiiie !
Du coup, on reste dans la même veine et aujourd’hui on s’intéresse à un style de musique : le Funk.

Le Funk, c’est pas juste des noirs qui dansent en salopette avec un peigne fiché dans leur coupe afro, c’est bien plus que ça. Blues, Gospel, Soul, Jazz se mettent au service du groove dès les années 1960 chez les afro-américains, et le funk naît des improvisations instrumentales.
A l’origine, le terme funky provient de l’argot et signifie « puant », en référence aux attaques racistes des WASP sur les noirs. Les gars ont repris l’insulte genre « on s’en fout clairement » un peu comme les rappeurs qui adorent s’appeler « niggers », chose que je ne comprendrai jamais.
Solo de saxo et craquage total du guitariste, dans le funk tous les musiciens ont la même importance et le chanteur n’est pas forcément au premier plan, contrairement aux autres styles de musique. Les instruments ont une partie relativement fixe tout au long de chaque morceau, afin que le public puisse s’habituer au rythme et commencer à bouger la tête, puis danser, ou alors gesticuler de façon pitoyable (on en connaît tous un comme ça et si vous n’en connaissez pas c’est que c’est vous).
Comme de nombreux styles, le funk a évolué et on est ainsi passé de James Brown et Earth Wind & Fire à Herbie Hancock puis Jamiroquai.
Le funk est caractérisé par ses instruments : batterie, basse, guitare, cuivres et synthé. Il est bon de noter la prédominance de la section rythmique à travers des rythmes syncopés, c’est-à-dire une note jouée sur un temps faible et qui va être prolongée sur le temps suivant.
L’accompagnement du funk à la guitare, lorsqu’on ne parle pas de solos, est une décomposition en doubles-croches. Chaque accord est divisé en quatre, et l’on compte quatre accords par temps. Cet aspect répétitif est complété par les mélodies des cuivres qui insufflent la mélodie au morceau.

C’est tout pour ce coup de pouce, la prochaine fois on parlera peut-être d’un autre style de musique et, si on parle de rap, Black M ne sera pas cité. Une vanne gratuite et méchante mais j’aime bien.

Crédit Photo : driverlayer.com

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