Le coup de pouce du mélomane #7

Si nous avons oublié la théorie musicale pour un temps, n’ayez crainte nous y reviendrons très prochainement. J’ai eu l’occasion d’effectuer un petit voyage au Brésil, et donc de boire la meilleure des vodkas, de m’extasier devant la Sagrada Familia et bien évidemment de danser le kuduro. C’était vraiment sympa…vraiment chouette…vraiment…Bon ça va j’avoue j’ai menti ! Pourtant j’étais sûr de mes références ! En tout cas le Brésil c’est pour bientôt, c’est juste que je suis un peu ric-rac en ce moment (d’ailleurs si on pouvait ouvrir une caisse de dons pour #SauverNotreMélomane ce serait très gentil de votre part). Direction le soleil de Rio pour une nouvelle musique : la bossa-nova.

La Bossa Nova

La bossa est métissée, elle est le fruit du mélange entre jazz, samba, samba-cançao (chansons populaires) et choros (improvisations instrumentales). Rythme lent et syncopé, harmonies relatives au jazz, du fait de leur complexité on chante la bossa en portugais bien évidemment. On peut traduire le terme bossa comme « bosse » ou « aptitude » voire « vocation ». Avouez que nouvelle vocation sonne mieux que nouvelle bosse non ? En réalité, elle naît du rejet des musiques traditionnelles par les musiciens de Rio « on en a marre de jouer vos trucs de vieux, nous on est chaud on crée un nouveau style »

La guitare en est l’instrument de prédilection, et ce style musical est assez jeune dans la mesure où il apparait dans les années 1950 au Brésil. Oubliez votre guitare électrique Homer Simpson de chez Paul Beusher, place aux cordes de nylon de la guitare classique. Lorsque le guitariste joue les accords, il sépare la basse du reste des notes afin d’effectuer un jeu à contretemps. Par ailleurs, il constitue des cellules rythmiques qui vont être répétées en boucle, selon un nombre de mesures spécifiques.
Stan Getz, Marcio Faraco, Elis Regina sont autant d’artistes ayant laissé leur empreinte dans la Bossa Nova, on dit merci qui ?
(Merci Stan, Marcio et Elis bande de pervers).

Crédit Photo : marie02.artblog.fr

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