Le gouvernement chinois moins sévère envers Ai Weiwei ?

Depuis juin, l’artiste a présenté pas moins de quatre expositions solo, une nouvelle entrée explosive sur la scène des arts contemporains en Chine, après une absence de quatre ans. En effet, en 2011, son passeport est confisqué et l’artiste est placé sous surveillance. Il est même interdit de prononcer son nom dans les médias.

« L’État, néanmoins oppressif, travaille vers une société de niveaux, vers un État de droit » a indiqué l’artiste au journal The Art Newspaper. « C’est une étape de plus pour obtenir mon passeport, mais ce n’est pas le but. Sans mon passeport, je suis toujours un artiste et je peux utiliser Internet pour communiquer. »

Il est encore trop tôt pour dire si les choses ont vraiment changé pour Ai Weiwei, mais ses nouvelles expositions ont été approuvées par le gouvernement. Bien entendu, les travaux ne traitent pas de politique, du moins, pas de manière flagrante. Le journal a félicité les expositions qui symbolisent un « nouveau départ » dans la carrière de l’artiste, bien qu’il suggère qu’il continue de s’abstenir, quant à la dimension politique de son travail à l’avenir. « Les relations idéales entre les artistes et la politique sont censées être modérées. Ce serait significatif si Ai pouvait produire plus d’oeuvres d’art qui pourraient aider à élargir les horizons du public chinois et amplifier l’intérêt public pour l’art moderne ».

Une stratégie du gouvernement pour remettre Ai Weiwei dans la société chinoise, en tant qu’artiste, qui réalise son propre art — vraisemblablement, un dont les travaux évoqueraient le « soleil du ciel bleu et de la brise au printemps qui inspireront des esprits, chaufferont des coeurs, cultiveront le goût et nettoieront des styles indésirables de travail. »

Crédits photo : © Ai Weiwei / Hyperallergic

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