Le jour où j’ai appris à vivre – Laurent Gounelle (2014)

J’ai horreur qu’on nous prenne pour des imbéciles. Nous, lecteurs ! Et c’est tout ce que fait Laurent Gounelle dans Le jour ou j’ai appris à vivre. Le postulat de départ : mes lecteurs sont stupides, moi, prophète, je vais leur expliquer la vie. Le titre est pédant au possible puisqu’il te dit simplement que si tu ne l’as pas lu, tu ne vis pas. Tu te trémousses comme un poisson en plein air. Vite, de l’eau !

L’histoire : Jonathan a une vie simple. Il est citadin, divorcé, travaille dans les assurances. Quel début épique. Une bohémienne lit son avenir et lui apprend qu’il va bientôt mourir. Il est perturbé au point de repenser totalement sa vie. Ce n’ est pas loin d’être l’histoire de Fight Club. Sans la violence. Ou l’intelligence. Ou le fun. Ou Brad Pitt.

Il faut profiter de la vie et ne pas la passer à essayer de la gagner. Incroyable, je n’avais jamais entendu pareille chose ! C’est un vent frais d’originalité qui me traverse. C’est fou. Voilà, voilà.

C’est tout. Les personnages ? Non, non, aucun n’est intéressant. Ce sont tous des caricatures grotesques à pleurer. L’intrigue ? Non absolument pas surprenante. Vous prenez tous les clichés de ce genre d’histoire : un ami qui est en fait méchant, le gentil qui distribue des fleurs et dont on se moque, mais à la fin on se rend compte que c’est lui qui avait raison. L’histoire d’amour évidente. Le style peut être ? Plat au possible. Franchement, je cherche mais je pense que c’est un des plus mauvais livres que j’ai jamais lus.

Je ne comprends pas comment ce livre peut être l’un des plus achetés en France. Nous avons tous besoin de quitter nos vies un peu simples et bêtes. Un livre joyeux et qui propose une bonne philosophie de vie, je veux bien. Mais pas celui là ! Pardon à tout ceux qui l’ont aimé, mais je n’ai pas pu rentrer dedans une seule minute. Je vais même mettre du temps à m’en remettre, tant il m’a énervé.

L’Alchimiste de Paulo Coelho. C’est tout ce que j’ai à répliquer à ce livre. Et à vous, qui ne l’avez pas encore lu.

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