Le printemps des poètes : les rimes et les maux d’Afrique et d’ailleurs

Alors que l’hiver souffle son humeur de façon épisodique, le printemps tarde à se faire sentir. Pourtant la culture l’invite à côtoyer les poètes des Afriques et d’ailleurs du 14 au 20 mars 2016.

Algérie colonisée, discrimination, politique coloniale, les termes se suivent et se superposent sans avoir le droit d’exposer leur essence. C’est autour de la poésie qu’ils ont décidé d’entasser leurs significations et leur Histoire au profit d’une œuvre d’art, une œuvre de mots mais surtout de souvenirs. Thierry Sinda, professeur de lettres, poète, critique de cinéma et membre de la Société des Poètes français est à l’initiative du 13e Printemps des poètes d’Afrique et d’ailleurs. L’art de la réflexion s’immisce dans les cordes vocales des orateurs contemporains du 14 au 20 mars 2016, c’est le cinéma La Clef de Censier Daubenton qui retient notre attention.

Théâtre de l’insurrection poétique le temps d’une soirée, c’est une réunion métissée qui se prépare le mercredi 16 mars. Hommage aux 60 ans de Black Label, recueil publié par Léon Gontran Damas, Evelyne Pèlerin se chargera de la lecture, tandis que Christophe Césaire (dont le nom de famille vous dit surement quelque chose) arpentera les touches de son piano.

Vous aurez également l’occasion d’y croiser Habib Osmani, membre du cercle des poètes de la néo-négritude qui eux n’ont pas disparu. À travers les pages, il raconte la culture de l’Afrique du Nord, l’esclavagisme passé et contemporain exclu par le déni.

Au final, ce printemps des poètes s’articule autour des dires d’Aimé Césaire : « Pour nous le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d’oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l’amnésie même comme méthode. Il ne s’agit ni d’intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme. »Discours sur le colonialisme (1950).

Crédit photo : coeurdesavoie.fr

Les commentaires sont fermés.